Aller au contenu principal

Que retenez-vous de votre séjour en Nouvelle-Zélande ?

(Zoom sur sa tête, sans l'agneau ni le logo)Pierre-Antoine Raimbourg, futur éleveur © D. Hardy
(Zoom sur sa tête, sans l'agneau ni le logo)Pierre-Antoine Raimbourg, futur éleveur
© D. Hardy

« Nous avons traversé la Nouvelle-Zélande à pied sur plus de 3 300 kilomètres. Les Néo-zélandais nous ont étonnés par leur capacité à mener de grands troupeaux bovins ou ovins avec très peu de main-d’œuvre et d’installations bâtiments. Cependant, avec ma compagne, nous avons pu voir l’envers du décor de la Nouvelle-Zélande. Nous avons été choqués de voir de nombreux cadavres de brebis ou d’agneaux gisant sur les sols des prairies pâturées. Nous pouvions en voir jusqu’à 20 par jour sur 20 kilomètres de marche. Le système d’équarrissage est peu ou pas développé et, selon les éleveurs, c’est la nature qui veut cela. Certes, mais en tant qu’éleveurs ne devons-nous pas la protection à nos animaux ? J’ai beaucoup réfléchi à cette question et je crois que le système de production de viande à bas coût à un prix caché sur le bien être-animal et l’environnement.

L’envers de l’élevage Néo-Zélandais

Nous pensions voir un pays vert et dont les productions animales ont un faible impact sur l’environnement. Or, j’ai été très surpris en observant leur méthode de gestion des pâtures. Les très grandes exploitations que nous avons traversées possèdent une vallée entière où coule au fond une rivière. Les bords de rivières sont particulièrement verts, quasiment surexploités à grand renfort d’engrais minéral. Ensuite, une fois que les brebis ont mis bas et que l’agneau est sevré, elles sont lâchées sur les pentes qui surplombent le fond de vallées. Ces pentes ne sont pas cultivées. En discutant avec des bénévoles de protection de la nature, nous avons appris que certains cours d’eaux étaient pollués aux nitrates ou aux pesticides. En France, nos éleveurs sont davantage soucieux de maintenir un territoire accueillant et agréable à vivre. Face aux systèmes de production de viande à bas prix, nous devons nous démarquer en maîtrisant l’environnement et le bien-être animal et en valorisant le terroir via les signes officiels de qualité."

Infos et photos sur http://voyageenmarche.com

Les plus lus

Trois loups
Déclassement du loup : « une douche froide » pour la FNO
Le statut du loup est passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée » au niveau européen. Afin de…
En Dordogne, « nous produisons 1 800 agneaux par an en baissant la mortalité »
Les associés du Gaec de Vialette, en Dordogne, produisent des agneaux toute l’année grâce au désaisonnement lumineux. Néanmoins,…
Une éleveuse se tient devant le Mont-Saint-Michel
« Je vois chaque jour le Mont-Saint-Michel » : Claire est intermittente en élevage ovin
Titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et passionnée de laine, Claire Bourgart a fait un certificat de spécialisation (…
Des brebis sont nourries au cornadis.
Agnelage : des rations aux petits oignons en fin de gestation
L’alimentation des brebis en fin de gestation a des répercussions directes sur la vigueur des agneaux à la naissance. Le travail…
<em class="placeholder">Brebis au pâturage avec des vaches allaitantes</em>
Pourquoi faire pâturer ses brebis sur des surfaces bovines l’hiver ?
D’après une étude conduite par l’Institut de l’élevage, le pâturage hivernal des ovins sur les parcelles bovines est un véritable…
<em class="placeholder">Léopold Hennon </em>
Deux-Sèvres : « Je limite le parasitisme du troupeau ovin grâce à la diversité fourragère »
Jeune éleveur bio, Léopold Hennon mise sur la diversité des prairies et un pâturage tournant serré pour protéger ses 150 brebis…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre