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Les maires refusent la fin du pastoralisme à cause du loup

En se retrouvant pour la troisième fois au col du Glandon en Savoie les 19 et 20 août derniers, bergers, éleveurs, scientifiques et élus adhérents à l’Union pour la sauvegarde des activités pastorales et rurales (Uspar) ont fait le constat d’une « détresse des éleveurs face aux loups toujours plus prégnante ». Dans un communiqué, l’Uspar, qui rassemble des élus des zones rurales et de montagne, appelle « les pouvoirs publics à obtenir dans les plus brefs délais le déclassement du Canis lupus des textes qui le protègent en France ou en Europe ». Les loups protégés changent de comportement, s’adaptent, attaquent en plein jour jusqu’au plus proche des maisons. « Les moyens de protection ne les arrêtent plus. Les éleveurs sont à bout. Des jeunes renoncent à s’installer. Les pâturages, les alpages et les paysages ruraux sont menacés par la fermeture des milieux. Les patous, qui nous avaient été présentés comme la solution à tous les problèmes, mettent en cause la sécurité publique des randonneurs et des villageois ».

Les élus réfutent aussi le prétendu modèle italien et rappellent que, dans les Abruzzes toujours cités en exemple, la transhumance a disparu et l’élevage ovin s’effondre. Seuls y résistent les plus gros troupeaux conduits par des bergers extracommunautaires aux conditions de travail difficilement tolérables.

Soutien régional pour la régulation du loup

Invitée de la rencontre, la vice-présidente de la région, Émilie Bonnivard, a clairement pris position pour les éleveurs. « Croire en la cohabitation sans régulation est une pure vue de l’esprit » affirme-t-elle, citée dans Terres Dauphinoises. « Aujourd’hui, les éleveurs réfléchissent à deux fois avant de transmettre leur exploitation ovine ou de montagne. En cinq ans, nous avons perdu 10 % d’élevages ovins et 6 % des effectifs ». L’élue en charge de l’agriculture à la région affirme que « des budgets régionaux vont être orientés vers des actions et un soutien matériels en faveur des lieutenants de louveterie et des associations communales de chasse agrées ». Les associations dites environnementales qui attaquent systématiquement les arrêtés préfectoraux de régulation du loup verraient aussi leur subvention régionale diminuer de moitié.

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