Aller au contenu principal

ÉNERGIES RENOUVELABLES
Le photovoltaïque pour financer un bâtiment ou une bergerie

Le photovoltaïque peut aider au financement d’une bergerie ou d’un bâtiment de stockage. L’éleveur peut investir seul mais il existe une autre possibilité, collective.

© Agrisoleil -DR

Dans la Vienne, Agrisoleil 86 réunit depuis 2009 pas moins de 66 agriculteurs de toutes productions qui ont constitué une SAS pour un projet de 42 000 mètres carrés de toitures en photovoltaïque et une production de 6,4 MWh. Le coût pour l’ensemble est de 33,5 millions d’euros. L’objectif était de sécuriser l’activité photovoltaïque sans mettre en péril l’exploitation, de mutualiser profits et pertes. Ils ont fait appel à un expert à qui ils ont délégué le montage du projet. Les agriculteurs doivent rester propriétaires du sol et Agrisoleil, porteur du projet, leur loue le foncier via un bail à construction pour une durée de 30 ans.

Les agriculteurs apportent le capital à hauteur de 20 % de leur projet et reçoivent les dividendes, les 80 % restant à financer le sont par un endettement de la société. L’agriculteur est à la fois actionnaire de l’entreprise, propriétaire du foncier et utilisateur du bâtiment. Le tarif de rachat est fixé pour vingt ans.

Un projet qui fait des émules

L’initiative de la Vienne a fait des petits avec un projet du même type développé en Charente, Agrisoleil 16. Il s’agit de dix agriculteurs pour 650 mètres carrés de toiture, pour un investissement de 2,3 millions d’euros. Cette fois-ci, douze bâtiments de stockage de 54 mètres par douze mètres ont été construits sur un même modèle, pour réduire les coûts. Il faut compter dix-huit mois pour que le bâtiment sorte de terre.

Le fait de mutualiser permet de lever plusieurs freins, comme les coûts de raccordement et permet d’avoir un taux d’intérêt plus intéressant auprès des banques. « La clef est de bien réfléchir avant de se lancer mais il faut aller vite dès que la décision est prise », témoigne Patrick Soury, éleveur ovin impliqué dans ce projet. Le premier bâtiment était prêt en mai 2013 et sept sont déjà montés. « Le problème des sociétés qui ont frappé à nos portes est qu’elles sont là pour faire du profit. Alors que ce profit, on peut se le garder en tant qu’exploitant », remarque l’éleveur de Charente. Un troisième projet est en préparation en Haute-Vienne. Il s’agit cette fois de bergeries permettant de loger 300 à 380 brebis avec 650 mètres carrés de toiture photovoltaïque . « L’objectif, rappelons-le, n’est pas de gagner de l’argent, c’est de financer un bâtiment », insiste Patrick Soury. La règle d’or, c’est que le bâtiment doit répondre aux besoins agricoles. Évidemment, la situation a évolué, ce n’est plus aussi intéressant financièrement au vu des baisses du rachat du kWh mais les ordres de grandeur suivants sont encore respectés. 50 % du chiffre d’affaires de la vente d’électricité sert à rembourser les annuités, 15 % correspondent aux frais annuels et 35 % aident à financer le bâtiment. Le photovoltaïque reste une opportunité pour aider à diminuer la facture.

D’après une conférence de Tech-Ovin 2013

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Pâtre.

Les plus lus

La balle installée, il ne reste plus qu’à couper les filets pour la dérouler. © F. Mariaud
« Un tire-balle pour quad »
« Avant je déroulais les balles à la main pour assurer le complément de fourrage de mes brebis en pâture l’hiver. Maintenant,…
Le traitement au goudron de pin permet de prolonger la durée de vie des clôtures.  © M. Harlet
Traiter l’extrémité des piquets pour des clôtures résistantes
« Pour augmenter la longévité de mes clôtures, je badigeonne les 80 premiers centimètres de mes piquets avec du goudron de pin…
 © Ton van Zantvoort
No way, un film sur la disparition progressive des bergers
No way plonge au cœur du combat obstiné de Stijn, un éleveur néerlandais prêt à tout pour garder son troupeau de 500 moutons…
Une partie du bureau de la FNO était rassemblée devant la Maison nationale des éleveurs (Paris) le lendemain de l’assemblée générale. De gauche à droite : Claude Font, Brigitte Singla, Jean-Roch Lemoine, Michèle Boudoin, Patrick Soury et Jérôme Redoulés.
Le nouveau bureau de la Fédération nationale ovine
La FNO a élu son bureau national le 21 septembre 2020 en plaçant à sa tête un binôme féminin avec Michèle Boudoin, réélue comme…
« Viande végétale » : Anvol, Inaporc et Interbev attaquent « Les Nouveaux Fermiers » en justice
Portail réussir
Anvol, Inaporc et Interbev ont décidé d’assigner les « Nouveaux Fermiers » en justice. Les attaques portent sur les termes « …
L'automne fournit une herbe à forte valeur nutritive, à condition d'avoir des précipitations. Ici, un troupeau pâture en Auvergne
Comment gérer ses prairies après la sécheresse ?
La sécheresse estivale a impacté les ressources fourragères. Si les précipitations reviennent, on peut espérer une pousse de l’…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 93€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre