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France Le cours de l’agneau reste sous pression

La chute de la consommation de viande ovine en France, l’effondrement du marché des peaux et la concurrence des importations continuent de peser sur le cours de l’agneau lourd français. Fin novembre, le prix moyen pondéré des régions calculé par FranceAgriMer plafonnait ainsi à 6,26 €/kg de carcasse, soit 31 centimes de moins qu’en 2014 (-5 %) et 32 centimes de moins qu’en 2013 (-5 %). Dans le même temps, le cours de l’agneau britannique était en repli de 10 % par rapport à 2014 (à 3,56 £/kg de carcasse), suite à l’importante hausse des abattages au Royaume-Uni. Il était toutefois stable en euros (à 5,02 €/kg de carcasse) en raison de l’appréciation en un an de la livre sterling par rapport à la monnaie européenne.

Aïd-el-Kébir Hausse des abattages français

Alors qu’elle avait eu lieu le 5 octobre en 2014, la fête de l’Aïd-el-Kébir s’est déroulée le 23 septembre en 2015, entraînant le décalage du pic d’abattage d’ovins pour les festivités, du mois d’octobre au mois de septembre. À 588 000 têtes en cumul sur les deux mois, les abattages d’agneaux ont progressé de 2 % par rapport à 2015, tandis que ceux d’ovins adultes grimpaient de 6 %, à 94 000 têtes. Bien que le poids moyen des carcasses d’ovins adultes ait reculé de 1 % (à 26,1 kg), celui des carcasses d’agneaux a augmenté de 3 % (à 18,8 kg), portant la production française de viande ovine à 13 500 tonne équivalent carcasse sur septembre et octobre 2015 (+5 %/septembre et octobre 2014). En cumul de janvier à octobre, la production française de viande ovine est stable par rapport à la même période de 2014.

Royaume-Uni Production attendue en hausse début 2016

D’après AHDB – Beef & Lamb, la production britannique de viande ovine devrait grimper de 11 % par rapport à 2015 au 1er trimestre 2016. Plus d’agneaux ont en effet été élevés dans les exploitations britanniques en 2015 (hausse de 3 % du cheptel reproducteur fin 2014 et progression de la productivité numérique en 2015), et les reports d’abattages sur 2016 sont prévus en nette augmentation. Les abattages d’agneaux devraient ainsi progresser de 5 % au 1er trimestre 2016. Dans le même temps, les abattages d’ovins adultes devraient bondir de 33 %, après plusieurs mois de repli. Malgré la baisse des importations liée au recul des envois océaniens, les disponibilités britanniques devraient ainsi progresser début 2016. Si la consommation intérieure absorbera une partie des volumes supplémentaires, les exportations britanniques augmenteront aussi. Le renforcement de la livre par rapport à l’euro continuera toutefois à limiter leur compétitivité.

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