Marché bio : peu de variations de prix dans un marché très peu animé
Le marché des grandes cultures biologiques est entré dans sa « morte saison »
Le marché des grandes cultures biologiques est entré dans sa « morte saison »
Les transformateurs – meuniers et fabricants d’aliments pour animaux – se réapprovisionnent essentiellement au coup par coup, ce qui limite les volumes échangés et maintient les prix dans des fourchettes globalement stables.
Des prix qui évoluent en ordre dispersé
Sur le marché du blé meunier bio, les cours sur le marché libre restent compris dans une large tranche entre 410 et 460 €/t, faute de visibilité sur la demande en ancienne comme en nouvelle campagne. L’offre pour la récolte 2026 dans l’Hexagone demeure par ailleurs incertaine, restant largement dépendante des conditions climatiques à venir ainsi que du niveau de déconversions observé dans les exploitations.
En son de blé, le marché s’est légèrement raffermi, avec quelques exécutions de contrats réalisées entre 250 et 260 €/t.
Du côté du maïs bio, les prix ont légèrement fléchi dans un contexte de demande toujours prudente. Les transactions se négocient globalement entre 340 et 350 €/t.
Sur le marché de l’avoine bio, de nombreux déclassements ont été observés, ce qui a alimenté les disponibilités sur le débouché de l’alimentation animale. Les transactions se sont multipliées ces dernières semaines, avec des prix traités relativement hétérogènes selon la qualité des lots.
Concernant les oléagineux, les prix des graines de tournesol et de colza bio conservent une certaine fermeté, dans le sillage de la tendance haussière observée sur le complexe huilier.
La demande en tourteau de soja reste soutenue
Par rapport aux semaines passées, les fabricants d’aliments doivent par ailleurs débourser quelques euros supplémentaires pour chaque tonne de tourteau de soja d’origine hors France, le retrait progressif de certains vendeurs réduisant l’offre disponible. Les transactions s’effectuent désormais dans un intervalle de prix entre 730 et 760 €/t.
Les opérateurs restent attentifs à l’évolution de la situation géopolitique au Moyen-Orient qui affecte les marchés agricoles. La fermeture du détroit d’Ormuz perturbant les flux maritimes est particulièrement suivie étant donné les répercussions potentielles sur les conditions d’importation de marchandises en provenance d’Asie en Europe et dans l’hexagone.