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Prix du lait
Unell/Lactalis : accord sur la formule de prix

Un accord sur les modalités de prise en compte des coûts de production dans la formule de prix du lait a été trouvé le 6 septembre dernier dans le cadre d’une médiation. Au final, les coûts de production entrent pour 25% dans le prix issu de la formule.

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© Agriculteur normand

« Cet accord, qui concerne près de 4000 producteurs regroupés en neuf OP est l’un des tout premiers à intégrer un niveau de coût de production de façon explicite dans la formule de calcul », souligne le médiateur dans un communiqué du 11 septembre.  La prise en compte des prix de revient concerne la part destinée au marché intérieur (PGC France) qui représente 50% du prix du lait. « Le reste de la formule de prix reste inchangé avec 20% de PGC export et 30% de produits industriels », précise l’Unell dans un communiqué du même jour.

Une clause de revoyure pour rester dans le marché

Le prix de revient entre pour moitié dans la valeur retenue pour les PGC France, soit au final  25% dans le prix issu de la formule. L’autre moitié correspond aux évolutions de l’indice Insee PVI (prix de vente industriels) qui reflète les évolutions du marché. A la demande de Lactalis, une clause de revoyure est prévue « pour s’assurer d’être en cohérence avec les hausses obtenues auprès de la grande distribution et le prix français national », commente Fabien Choiseau, directeur approvisionnement du groupe. Deux voyants d’alerte sont définis et la clause se déclenche s’ils s’allument simultanément. Le premier voyant est un seuil correspondant à un écart important (non communiqué) entre la valeur PGC calculée par la formule et la valeur issue de l’évolution de l’indice PVI. Le deuxième est un écart supérieur à + ou - 2 euros entre le prix total issu de la formule et le prix France Agrimer conventionnel (12 mois glissants).

Une formule testée pendant six mois

Ces modalités entrent en vigueur au 1er septembre et feront l’objet d’une évaluation au bout de six mois. Pour 2019, le prix de revient retenu est de 355€/1000 litres. Il sera réévalué chaque année avant le début des négociations commerciales annuelles à partir d’un ensemble d’indicateurs nationaux dont ceux publiés par le Cniel. « Cet accord pose les principes qui permettront de ramener de la valeur sur la part du lait destinée au marché intérieur, souligne l’Unell tout en constatant que « la baisse conjoncturelle des valorisations à l’export et des produits industriels masque à date l’effet positif de la revalorisation des PGC France sur le prix final

 

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