Aller au contenu principal

Prix du lait : Sodiaal payera 485 €/1 000 l pour 2023 en conventionnel

En conférence de presse le 4 avril, Damien Lacombe, président de Sodiaal, a annoncé 14,4€/1000 litres de ristournes pour les adhérents de la coopérative.

Pièce de monnaie
© kschneider2991/Pixabay

Après quelques années de vaches maigres, Sodiaal renoue définitivement avec la croissance.  Les résultats 2023 permettent à la coopérative de reverser à ses adhérents coopérateurs 61 millions d’euros. Le montant des ristournes et de l’intérêt aux parts sociales atteint 14,4€/1000 l incluant 12,6 € de ristournes (pour moitié distribué en cash et pour moitié capitalisé en parts sociales) et 1,8 € d’intérêt. 

Lire aussi : Sodiaal ouvre ses portes à de nouveaux sociétaires

Ces compléments font grimper le prix du lait conventionnel payé aux coopérateurs à 485 €/1000l, soit une hausse de 38 euros par rapport à 2022. « En ajoutant les AOP et le bio, le prix du lait payé par Sodiaal est de 497 euros les 1000 litres en moyenne en 2023, soit une hausse de 50 euros par rapport à 2022 », révèle Damien Lacombe, qui quittera la présidence lors de l'assemblée générale en juin.

Les résultats de Sodiaal en hausse en 2023

Damien Lacombe, président de Sodiaal accompagné de Antoine Colette, directeur général de Sodiaal

Le résultat courant de Sodiaal a atteint 81 millions d’euros en 2023 : + 73,4 millions d’euros par rapport à 2022. Le chiffre d’affaires a augmenté de 325 millions d’euros à 5,8 milliards d’euros. « La profitabilité a augmenté de 35% », se félicite Antoine Colette, directeur général de Sodiaal. L’Ebitda a en effet grimpé de 84 millions d’euros à 228 millions d’euros. « Ce n’est pas le résultat exclusif de Yoplait. Toutes nos activités sont en amélioration », ajoute-t-il. 

Deux facteurs expliquent cela. En interne, le plan value (recherche de valeur, restructuration et fermeture de sites…) a permis à la coopérative de limiter son exposition aux marchés internationaux. Au sein de la filière, la loi Egalim a rebattu les cartes en sanctuarisant la matière première agricole. « Nous avons essayé de capitaliser sur cette loi pour tirer le maximum de ce nouveau contexte », décrypte Damien Lacombe.

« L’amélioration des résultats est satisfaisante et encourageante, mais le niveau reste extrêmement faible dans l’industrie agroalimentaire », tempère toutefois Antoine Colette. Le travail se poursuit donc. « Il faut que l’on aille chercher plus loin pour donner envie aux jeunes de s’installer, prône le président. Le nerf de la guerre c’est d’aller chercher encore plus de valeur. »

Pour 2024, un objectif de maintien du prix du lait

« Il va falloir s’y habituer », nous répondait déjà Damien Lacombe, lors du Salon de l'agriculture, lorsqu’on l’interroge sur le prix du lait de la coopérative, au-dessus de ses principaux concurrents.

Pour 2024, l’objectif de la coopérative est de « maintenir le prix du lait, à quelques euros près ». Sodiaal avait déjà annoncé 425 € /1000l pour les mois d’avril et de mai (435€/ 1000 l corrigé de 10 € pour saisonnalité). Côté bio, « la filière va pouvoir rester forte chez Sodiaal », assure-t-il. 

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière