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Prix du lait Savencia : 335 euros pour le deuxième trimestre

Une « saisonnalité négative » assortie d’un appel à la réduction de livraison : c'est une double peine pour les producteurs de lait livrant Savencia.

Savencia a annoncé unilatéralement le prix du lait du deuxième trimestre : 335 euros/1000 litres en moyenne nationale, auquel il faut retirer 20 euros en avril et en mai et 10 euros en juin.
© Savencia

Sans accord avec l’association d’OP Sunlait, Savencia a annoncé unilatéralement le prix du lait du deuxième trimestre : 335 euros/1000 litres en moyenne nationale, auquel il faut retirer 20 euros en avril et en mai et 10 euros en juin.

L’entreprise appelle en outre les producteurs à ce qu’ils livrent moins de lait sur avril et mai. La saisonnalité négative est appelée « incitation financière au lissage » par Savencia. L’objectif est d’inciter les éleveurs à produire moins ce printemps, et davantage cet été. Une incitation financière positive, pondérée des volumes, sera en effet mise en place au second semestre 2020.

Sunlait est amère devant cette communication.

« Ce 335 euros n’est pas issu des indicateurs économiques de la formule utilisée en 2019 ; il est calé sur l’environnement concurrentiel de l’entreprise, expose Denis Berranger, président de Sunlait. Pour nous, il est « à valoir », en attendant la négociation sur la formule de prix. Nous sommes contre la saisonnalité du prix imposée par Savencia. Car déjà les producteurs doivent faire un effort sur les volumes ce printemps. Nous n’avons pas à endosser toutes les répercussions du Covid-19. En outre, Savencia ne nous avait pas parlé d’un indice négatif en juin. Nous l’avons découvert dans le courrier adressé aux producteurs. »

Pour ce qui est des volumes, aucune modification n’est officiellement apporté au plan de production. Par contre, « nous savons que des éleveurs ont été contactés individuellement par la laiterie pour qu’ils baissent leur production. En tant qu’organisation de producteurs, nous disons que nous avons un intérêt collectif à réduire la production, pour agir sur l’impact sur les marchés à venir. Mais individuellement, c’est à chaque producteur d’évaluer ses marges de manœuvre pour actionner des leviers qui ne pénalisent pas les revenus de son exploitation. »

« Nous militons pour éviter la double peine aux producteurs : baisse de prix et de volume. Donc notre mot d’ordre est : pas baisse de volume sans compensation. Le dispositif proposé par le Cniel va dans notre sens mais il ne sera sans doute pas accessible à tous les producteurs. »

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