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Marion Henry, en Gaec avec Benjamin Henry et Pierre-Yves Le Panse dans les Côtes-d’Armor
« Nous avons choisi la Bretonne Pie Noir »

Marion Henry, en Gaec avec Benjamin Henry et Pierre-Yves Le Panse dans les Côtes-d’Armor.
© DR

« Je connaissais la Bretonne Pie Noir grâce à mes grands-parents ; c'est pour cette raison que nous l'avons choisie plutôt que la Froment du Léon ou l’Armoricaine. Mais toutes ces races sont très intéressantes et auraient pu convenir à notre projet. Nous voulions travailler avec des races locales et participer à leur sauvegarde. Ce sont des vaches mixtes, rustiques, bien adaptées à leur territoire et avec une grande longévité. Nous aimons à dire que la Bretonne Pie Noir est à « taille humaine » (1,17 m au garrot). Notre moyenne d’étable est de 2 800 à 3 000 litres pour les multipares, mais avec un lait de qualité ; et ramené à ce qu’elles mangent, cela fait beaucoup. Il a fallu deux ans et demi pour constituer notre troupeau de 25 vaches. Les femelles sont recherchées, il faut donc être patient. Elles se vendent autour de 200 euros à 8-15 jours et 1 300 euros pour les amouillantes. Nous transformons 60 000 litres de lait et produisons aussi des porcs en plein-air de race Porc blanc de l’Ouest. Le Gwell (lait fermenté) est notre produit laitier phare. Nous fabriquons aussi du fromage blanc, du beurre, de la crème, des fromages… Nos produits sont vendus à la ferme le vendredi, sur le marché de Rostrenen, sur internet via les paniers KBTP, mais aussi à des restaurateurs, des épiceries et une école. Depuis deux ans, nous faisons partie d’un groupe travaillant sur un projet Agriculture écologiquement performante « Optimiser la conduite des races locales ». Il est soutenu par la Fédération des races de Bretagne et les associations de races locales bretonnes. Il vise à créer des référentiels pour les personnes voulant s’installer avec des races locales. Le plus important est que chaque ferme s’adapte à ses atouts et contraintes. Nous avons aussi bénéficié du soutien de la Coopérative d’installation en agriculture paysanne 44 avant notre installation en 2016. Enfin, la ferme appartient à une SCI agricole et citoyenne (122 membres) qui nous a permis de nous installer sans être écrasés par les investissements. "

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