Aller au contenu principal

Les "Guilloteau" se battent pour leur prix du lait

L’OP Guilloteau doit conclure un accord sur la formule de prix avec Eurial, d’ici la fin de quatre contrats d’approvisionnement.

Pavé d'affinois
Le Pavé d'affinois, la célèbre recette de la Fromagerie Guilloteau
© Fromagerie Guilloteau

Fin décembre 2020, trois contrats d’approvisionnement en lait entre l’OP Guilloteau (Loire, Ain, Rhône) et la Fromagerie Guilloteau (détenue à 99 % par Eurial, branche lait d’Agrial) arriveront à terme. Un autre contrat arrivera à terme en juin 2021. Si un accord sur la formule de prix du lait n’est toujours pas trouvé, les producteurs s’exposent à un arrêt de collecte.

Cela fait trois ans que l’OP et Eurial négocient. Une médiation a fait évoluer la proposition d’Eurial, mais cela reste insuffisant pour l’OP. "Nos exploitations laitières de montagne ont des coûts de production bien supérieurs à celles du Grand Ouest, que les aides ne couvrent qu’en partie, rappelle Richard Forest, président de l’OP Guilloteau. La Fromagerie Guilloteau réalise de bons résultats, donc elle est à même de payer décemment notre lait. Le problème, c’est qu’Eurial ne veut pas faire de cas particulier avec nous, et qu’ils veulent du lait à bas prix."

Lire aussi : "Les Guilloteau" et Eurial cherchent un compromis

Une formule de prix jugée illicite

Eurial ne veut pas être déconnecté de son environnement régional. D’ailleurs, le prix actuel fait référence à la moyenne des prix Lactalis, Sodiaal sud-est et Danone. Ce que l’OP juge assimilable à une entente, et donc illicite. "Notre proposition de formule est : le prix Eurial et une prime Guilloteau en lien avec l’origine montagne et la transformation fromagère. Avec une référence aux prix de revient publiés par l’Institut de l’élevage."

Durant les trois ans de bras de fer entre l’OP et Eurial, certes, le lait a continué à être payé avec l’ancien système de prix de la Fromagerie Guilloteau, mais les producteurs n’ont eu aucune attribution de volume. Des exploitations sont parties avec d’autres projets. "En 2017, nous représentions encore une collecte de 37,8 millions de litres de lait de vache auprès de plus de 110 exploitations. En 2020, il reste environ 70 exploitations. Des exploitations sont sorties de l’OP, pour rejoindre les Fromagers savoyards ou pour réaliser un projet de fruitière à comté. D’autres sont passées en bio avec Biolait ou Sodiaal. D’autres ont arrêté le lait." Pour approvisionner la Fromagerie Guilloteau, "Eurial ramène environ la moitié de ses besoins en lait d’autres régions", estime Richard Forest.

Les plus lus

<em class="placeholder">Camille Lefeuvre</em>
Recruter un salarié agricole : « Je ne veux pas d’un exécutant, je veux un collègue de travail », en Ille-et-Vilaine

Au Gaec du Guesneau en Ille-et-Vilaine, Camille Lefeuvre a choisi de faire appel à des salariées pour l’aider dans le travail…

<em class="placeholder">Jean-Yves Guémin, éleveur laitier</em>
« J’ai fait tout mon travail d’astreinte en deux heures et demie », sur mon élevage laitier bio en Ille-et-Vilaine

En Ille-et-Vilaine, Jean-Yves Guémin a grandement simplifié son système d’exploitation pour alléger sa charge de travail. En…

<em class="placeholder">Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, sur son escalier fait maison</em>
Astuce d'éleveur : Une passerelle surélevée pour incorporer de l’eau dans la mélangeuse

Gilles Bonnet, éleveur dans le Tarn, a bricolé un escalier et sa plateforme avec une arrivée d’eau pour pouvoir apporter, en…

Nicolas et Christelle Braux dans la stabulation devant des vaches simmental
Eleveur lâché par Lactalis : « J’étais prêt à arrêter le lait », en Haute-Marne

Fin 2024, Lactalis a décidé de dénoncer le contrat de 290 éleveurs laitiers. Pour Nicolas Braux, aussi naisseur-engraisseur en…

<em class="placeholder">Le banque de travail agricole de Saint-Clément, dans le Maine-
et-Loire</em>
« Nous ensilons 250 ha de fourrage en 10 jours sur notre commune grâce à la banque de travail agricole », dans le Maine-et-Loire

​​​​​Vincent Tessier, éleveur à Saint-Clément dans le Maine-et-Loire, réalise tous ses chantiers d’ensilage d’herbe et de maïs…

<em class="placeholder">Bastien Charré à droite avec les deux salariés du Gaec, Baptiste (nom ?) et Charline Bonnevin</em>
« Avec mes salariés agricoles, nous cultivons une relation gagnant-gagnant », en Charente-Maritime

Le Gaec Le Grand Pré en Charente Maritime a basculé d’une ferme familiale à un fonctionnement patron-salariés : Bastien…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière