Aller au contenu principal

« Le gel des crédits carbone freine notre engagement à réduire l'empreinte carbone de notre exploitation laitière », en Loire-Atlantique.

Le Gaec Le Pré des chênes espérait toucher environ 30 000 euros de crédits carbone. Ces financements étant gelés, Jérémy et Samuel Moy ont revu leur ambition de maîtrise d’émission à la baisse pour ne pas pénaliser leur rentabilité.

<em class="placeholder">Vache Prim&#039;holstein en train de manger sa ration au bâtiment</em>
Faute de financement, la complémentation en tourteau de colza a été réduite au profit du soja.
© K. Foilleret

« Nous avons fait le choix d’utiliser du tourteau de colza pour réduire l’empreinte carbone et les crédits carbone devaient compenser les périodes où le colza est moins avantageux économiquement que le soja », explique Jérémy Moy associé à son frère Samuel au Gaec Le Pré des chênes. Les éleveurs laitiers se sont engagés dans le programme Life Carbon Farming sur cinq ans avec comme objectif final, la vente de crédits carbone pour un montant de 30 000 euros. Après la réalisation d’un diagnostic Cap2er en 2021, le plan d’action énoncé donnait lieu à une estimation du gain carbone réalisé sur l’exploitation. Ce volume devait être vendu à des entreprises qui souhaitent compenser leurs émissions. Mais la dynamique autour de la vente des crédits carbone est actuellement au ralenti. Le versement a été gelé par France Carbon Agri (structure porteuse de projet, en charge de la vente des crédits), alors que l’exploitation devait recevoir un premier versement de ses crédits carbone à la moitié de leur engagement.

 
<em class="placeholder">Éleveur devant les cornadis avec ses vaches prim&#039;Holstein</em>
© S.Moy

« Pour changer nos pratiques, il faut être accompagné techniquement et financièrement », Samuel Moy

Le soja réintroduit dans la ration

Les deux éleveurs ont dû revoir leur stratégie pour maintenir la bonne santé économique de l’atelier lait. Comme ces derniers mois le cours du soja était plus avantageux que celui du colza, ils ont fait le choix d’en réincorporer au DAC (le colza est maintenu à l’auge). « Nous étions prêts à maintenir le colza, assure Jérémy, les crédits carbone auraient dû compenser les pertes économiques liées à l’utilisation d’un aliment plus cher. » Les éleveurs sont plus souples sur certains leviers. « Faute de financement, nous avons moins la pression du résultat de la démarche carbone, confie-t-il, nous travaillons à baisser l’empreinte carbone, mais notre objectif premier est d’améliorer nos résultats technico-économiques. » Leur engagement reste toujours d’actualité. Un financement en fin de programme reste envisageable.

Les plus lus

<em class="placeholder">« Pour bâtir notre système, nous avons beaucoup investi. Cela a été un sacrifice mais la moitié des emprunts s’arrêtent dans trois ans », confient Pascale et Pascal ...</em>
« Nous ne produisons pas plus de lait que ce que notre surface en herbe peut donner », dans les Ardennes

À l’EARL des Quatre Pâquis, dans les Ardennes, Pascal et Pascale Colson misent tout sur l’herbe, que ce soit pour l’…

<em class="placeholder">Éleveurs et leur conseiller devant les robots de traite</em>
« Nous avons habitué nos vaches aux robots grâce au DAC, dix jours avant la mise en route », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec du Pavillon, en Meurthe-et-Moselle, pour faciliter la mise en route et la fréquentation des robots, les éleveurs ont…

<em class="placeholder">Au Gaec de la Dame de Haye, toutes les générations sont représentées. De gauche à droite : Steve Jouquelet, Johann Vévert, Paul Comte, Aymeric Caron, Pascal Ebel, ...</em>
« La convivialité, c’est primordial pour la cohésion d'équipe de notre Gaec », en Meurthe-et-Moselle

Au Gaec de la Dame de Haye en Meurthe-et-Moselle, la cohésion de l’équipe de neuf personnes est une priorité pour les cinq…

<em class="placeholder">Vaches prim&#039;Holstein en attente devant les robots de traite en batch milking</em>
« Le batch milking nous permet une bonne gestion de la main-d’œuvre salariée », dans les Yvelines

La Ferme de la Tremblaye dans les Yvelines a opté pour le batch milking pour la traite de ses 220 vaches…

<em class="placeholder">Les trois associés du Gaec de Vernoux</em>
« Nous apportons de la paille broyée dans la ration de nos laitières pour la fibre efficace », dans le Maine-et-Loire

Au Gaec Vernoux, de nouveaux critères d’analyse des fourrages mesurant la part de fibres efficaces ont amené les associés à…

<em class="placeholder">troupeau de vaches laitières à la traite </em>
Une collecte de lait de vache et un prix du lait au sommet en 2025, avant un retournement en 2026

En France, l’année 2025 a été marquée par une collecte et un prix du lait en hausse comparé à 2024. Décembre amorçait un repli…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière