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L’attractivité de la filière laitière au cœur des journées des coopératives laitières

Lors d’une conférence de presse organisée le 18 avril à l’occasion de leurs journées 2019, les coopératives laitières se sont inquiétées de la tournure que prennent les négociations commerciales sur les MDD. A l’ordre du jour de ces journées: le renouvellement des générations et l’attractivité des métiers,  deux enjeux prioritaires.

Alors qu’avec un marché plus équilibré, la filière laitière reprend des couleurs, les coopératives alertent sur la tournure que sont en train de prendre les négociations commerciales. « On était plutôt confiant, on passe à une phase où l’inquiétude domine. On n’est pas dans la même dynamique avec les MDD ((marques de distributeurs) ) qu’avec les marques nationales, a affirmé Damien Lacombe, président de coop de France métiers du lait,  le 18 avril à l’occasion des Journées des coopératives laitières. Des négociations repoussées à plus tard, une partie des opérateurs qui ne jouent pas du tout le jeu de la hausse…, les signaux négatifs sur les MDD s’accumulent. Pour les coopératives, les MDD représentent  60% des volumes de lait valorisés par les PGC (Produits de grande consommation) en France. Elles entendent rester « extrêmement vigilantes » sur les négociations MDD. Sur les marques nationales, l’observatoire des négociations commerciales constate en moyenne à une hausse des tarifs de +1,4% sur les produits laitiers (-0,4% sur l’ensemble des produits alimentaires).

Un litre sur deux aura changé de main dans les 5 ans
Les coopératives laitières ont mis à l’ordre du jour de leurs Journées 2019 deux enjeux prioritaires : le renouvellement des générations et l’attractivité des métiers. 42% des éleveurs laitiers ont plus de 50 ans. D’ici à cinq ans, un litre sur deux aura changé de main. Les coopératives installent chaque année environ 800 jeunes, ce qui représente 60% des installations dans la filière laitière. Toutes ont mis en place des dispositifs d’accompagnement (attribution de volume en moyenne de 190 000 litres, aide financière , accompagnement technique…). ‘Un jeune sur deux, dans notre enquête, se dit satisfait de l’accompagnement de sa coopérative ». Cette question du renouvellement des générations se pose aussi pour les instances de gouvernance. Côté transformation, la situation est aussi préoccupante : les coopératives  -comme l’industrie en général- ont du mal à recruter des salariés pour leurs usines. « Il faut communiquer davantage sur les atouts de la filière laitière française, on a une belle filière.»

Les coopératives laitières se sentent par ailleurs menacées dans leur fondement par l’ordonnance sur la coopération qui doit être votée la semaine prochaine. « Le projet d’ordonnance présenté fin février, en alignant la coopération sur le droit commercial, remet en cause le modèle coopératif, dénonce Damien Lacombe. Il traduit une incompréhension totale des coopératives agricoles et de tout ce qu’elles ont apporté au niveau du développement des exploitations, des territoires».

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