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Êtes-vous équipé d’une cage de contention ?

Parer, soigner, peser, écorner… les cages de contention facilitent le travail sur les animaux. En avez-vous acheté ?

Élise Lorant, associée en Gaec, en Loire Atlantique

OUI. En passant d’une aire paillée à des logettes, nos 110 vaches ont eu plus de dermatites et de boiteries. Nous levions les pattes à l’aide du télescopique, ce qui était très dangereux pour nous et les animaux. Cela devenait une corvée. Nous sommes allés voir des cages de contention chez d’autres agriculteurs. Un éleveur avait une cage complètement fermée sur les côtés et il regrettait, car les vaches y entraient difficilement. Nous avons donc investi en mai 2017 dans une cage avec des tubulaires sur les côtés. Avec des ouvertures sur les côtés, les vaches ont moins d’appréhension et entrent toutes seules. Et nous pouvons intervenir sur le côté facilement. Tout est électrique ; il fallait que je puisse intervenir seule. Nous l’avons acheté neuve (4700 € HT). Nous n’avons pas eu droit à l’aide de la MSA car nous en avions déjà bénéficié pour un autre investissement, mais l’aide existe. Aujourd’hui, quand on repère une vache qui boite, après la traite on la trie et on lui fait lever la patte tout de suite. En toute sécurité pour nous et pour elle. C’est un très bon investissement.

 

Luc Delaunay, associé en Gaec, dans l’Orne

NON, pas pour les laitières. Pour notre atelier engraissement, nous sommes équipés de cages et couloirs de contention, pour les pesées, la prophylaxie, l’embarquement. Pour nos 130 vaches laitières, on ne s’en sert que pour embarquer les réformes. La contention des génisses se fait au cornadis. Pour les vaches, on a aménagé trois stalles avec des barrières (1,70 m de long, 1,65 m de haut) comme des minicouloirs de contention de 70 cm de large. Devant, la vache passe la tête par une sorte de minipassage d’homme de 30 cm de large. Derrière, la vache est bloquée par une chaîne. Sur une des stalles, nous avons installé un treuil électrique pour lever les pattes, et une sangle passe sous le poitrail pour éviter que la vache s’affaisse. En général, on pare à deux. Si une vache se coince, tout est démontable. Cela nous a coûté environ 1500 € pour les trois stalles et 200 € le treuil électrique.

 

Denis Mousset, de l’EARL Elphigny dans l’Orne

OUI. "J’ai trois cages de contention sur l’élevage (110 vaches). J’ai un problème à l’épaule, je fais beaucoup d’interventions moi-même, et mon objectif est que tout puisse être fait par une personne. Une des cages a bien quinze ans. Elle est installée en sortie de salle de traite, comme ça je peux soigner et parer très rapidement. Elle s’ouvre sur les côtés et on peut intervenir tout autour de l’animal. À l’achat, elle était équipée d’un treuil mécanique. J’ai installé un treuil électrique pour réduire la pénibilité. La plus récente est une Patura A8000. Sa largeur est réglable ; c’est hydraulique donc je ne me fatigue pas. Elle est silencieuse ; cela évite le stress des animaux. Elle me sert à soigner et peser. Je pèse mes génisses et à 400 kg je mets le taureau. Je n’ai pas demandé le kit parage, mais il existe. Elle a coûté 8 900 € HT et j’ai eu une aide de 40 % du conseil général. Ça se rentabilise très rapidement. Je peux l’amener au pré car elle est mobile. J’ai des parcs de contention au pré pour rassembler les animaux. Pour les cages, un de mes critères est que les portes de devant soient en tôle pleine pour que les animaux ne puissent pas se prendre les pattes dedans. Enfin, j’ai une cage Satène pour écorner les veaux. Il y a une ventrière pour que le veau ne s’affaisse pas.

 

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