Aller au contenu principal

En Ukraine, collecte et transformation partiellement perturbées

La collecte est perturbée, certains sites à l'arrêt.
La collecte est perturbée, certains sites à l'arrêt.
© S. Leitenberger

Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la production laitière ukrainienne était déjà en baisse (-6 %, à 8,7 millions de tonnes de lait). La guerre perturbe l’élevage, la collecte et la transformation dans certaines zones du pays. Lactalis, qui a trois usines en Ukraine, a annoncé le 3 mars, que « dès que la sécurité de nos collaborateurs est engagée, nous mettons nos sites de production à l’arrêt. Leur activité reprend dès que la situation le permet ». Deux sites sont particulièrement exposés. « Leur fermeture va probablement entraîner d’importantes pertes de production laitière dans les élevages collectés de moyenne et grande taille, même si une part du lait peut s’écouler dans les circuits informels encore présents dans les campagnes », développe l’Institut de l’élevage.

Une partie du lait s’écoulera dans les circuits informels

Le groupe Savencia annonçait le 8 mars que la collecte et l’activité de sa fromagerie étaient partiellement maintenues. Danone indiquait le 6 mars qu’un de ses deux sites ukrainiens était fermé et que l’activité reprenait dans le second. Les trois groupes sont également présents en Russie où ils continuent leurs activités, essentielles pour alimenter la population. Toutefois, Danone a décidé de « suspendre tout projet d’investissement en Russie ».

L’impact de la guerre et des mesures de rétorsions économiques prises par l’UE et la Russie vont ralentir les échanges de produits laitiers avec l’Union européenne. « Toutefois, les flux en jeu étaient déjà modestes avant la guerre », pointe l’Institut de l’élevage. En 2021, l’Ukraine et la Russie représentaient respectivement 1,5 % et 1,1 % des exportations totales de produits laitiers de l’UE à 27.

Les plus lus

<em class="placeholder">Laurence, Christophe et Matthieu Debreuilly et leur conseillère Caroline Tostain</em>
« Avec notre passerelle, nos vaches traversent la route en sécurité », dans la Manche

Le Gaec Debreuilly dans la Manche dispose depuis l’été 2025 d’un pont pour que les vaches puissent traverser une route…

<em class="placeholder">Gilles Onillon, éleveur laitier, dans une prairie avec ses vaches Jersiaises</em>
« La fétuque élevée repart toujours après une période de chaud », dans le Maine-et-Loire

Le Gaec de la Jutière, dans le Maine-et-Loire, intègre de la fétuque élevée méditerranéenne dans son mélange prairial. Cette…

<em class="placeholder">éleveur qui lit son contrat</em>
Contrat : que risque un producteur agricole qui ne livre pas volontairement les quantités prévues ?

Les cours grimpent et le prix de votre contrat de vente ne suit pas. Vous aimeriez saisir l’opportunité et vendre une partie…

<em class="placeholder">John Plard, éleveur laitier</em>
« J’aurais dû anticiper l’explosion des cellules au robot de traite », dans la Sarthe
L’EARL Plard dans la Sarthe n’avait pas de problème de cellules avant le passage au robot de traite. Pourtant, l’élevage a dû…
<em class="placeholder">Jérémy Amans, éleveur laitier</em>
« J’ai investi dans un robot de traite reconditionné pour 30 vaches », dans l’Aveyron

Installé seul, Jérémy Amans a fait le choix de l’automatisation de la traite et du raclage, ainsi que de la délégation de la…

<em class="placeholder">vaches laitières au pâturage</em>
Ralentissement de la collecte de lait de vache à l’Ouest de la France

Les premiers indicateurs d'avril laissent entrevoir un tassement de la dynamique de la collecte laitière après un début d'…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière