Une campagne laborieuse

“Agitée”. “Difficile”. La conjoncture est pour le moins pesante dans l'agroalimentaire en ce mois de septembre (cf. p.1 et p.4). La baisse inédite de la production agroalimentaire résume a elle seule la morosité ambiante.
Les bonnes nouvelles se cherchent. Dans notre secteur, on peut tout de même relever la vente, aidée par le recul de l'euro et le repli des cours, de 60.000 t de blé français à l'Égypte dans le cadre d'un appel d'offres. Cela n'était pas arrivé depuis plusieurs mois. Cet achat du premier importateur mondial sera peut être de nature à rassurer les autres pays importeurs de blé… ainsi que les producteurs français qui craignaient que l'image de notre récolte n'ait été trop affectée par une communication négative sur les qualités. Cela est devenu un leitmotiv : l'offre française 2014 devrait satisfaire tous les débouchés. Et ce, grâce au travail d'allotement mené par les organismes stockeurs, renforcé cette année par la diversité des qualités, mais aussi par l'assiduité et le professionalisme des courtiers. Chaque maillon se trouve conforté dans son rôle.