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Meunerie
Paulic Meunerie : capacités de production et innovation pour l'élevage d'insectes

Fort de la progression de son chiffre d’affaires en 2020, du développement de son outil industriel et de son procédé Oxygreen, le meunier breton projette de dominer d’ici trois ans le secteur de la nutrition des insectes d’élevage (entomoculture).

En 2020, les trois moulins de Paulic Meunerie (ici le moulin Conan) ont permis de générer un chiffre d’affaires de 9,0 M€.
© Paulic Meunerie

« Au 31 décembre 2020, Paulic Meunerie a réalisé un chiffre d’affaires de 9,0 M€ en hausse de 3,9 % par rapport à l’exercice précédent. Dans le prolongement des tendances observées à l’issue du premier semestre 2020, les ventes ont été portées par les activités traditionnelles et notamment les farines de froment », indique le groupe familial, spécialisé dans les farines de haute qualité, dans un communiqué en date du 15 avril. Le minotier breton s’est adapté aux besoins des consommateurs en cette période de crise sanitaire, qui a conduit à un transfert de la demande de farine de la restauration hors foyer à la grande distribution. Et ce, « en profitant de l’agilité de son outil de production et de la forte mobilisation de ses équipes ».

Un outil industriel « agile »

« Nos différents investissements dans des outils automatisés "4.0" (tels que les lignes d’ensachages), nous permettent de modifier le type de conditionnement proposé, pour répondre aux besoins de tous nos clients (en 500 g, 1 kg, 5 kg, 25 kg, en vrac…) », explique le porte-parole de Paulic Meunerie. Cette capacité d’ajustement dépasse néanmoins le seul aspect du conditionnement, puisqu’elle s’étend également aux gammes de produits : farines de froment, farines "panifiables", farines pâtisserie - traiteur, farines de blé noir…  « Paulic meunerie s’adapte efficacement, pour répondre aux attentes de tous les marchés : les Industriels, les boulangeries artisanales, les ateliers de la grande distribution, les restaurateurs… », complète-t-il.

Si l’activité Farine de blé tendre a enregistré « une bonne tenue » comparativement à l’année 2019, avec une production « de l’ordre de 20 000 t en 2020 », l’activité Farine de sarrasin a, quant à elle, connu « une légère décroissance (-2,4 % par rapport à 2019), avec une demande soumise à des accélérations soudaines et des arrêts prolongés, dépendante de l’évolution des mesures sanitaires » et de ses conséquences sur le secteur de la restauration, notamment des crêperies.

Des capacités d’écrasement accrues

Le revenu net de Paulic Meunerie s’est fortement dégradé, passant de -57 000 € en 2019 à -509 000 € en 2020, en raison du net repli du résultat d’exploitation (-554 000 € en 2020, contre 36 000 € en 2019). « Il intègre la poursuite d’une politique volontaire de recrutement pour accompagner la mise en exploitation de son nouvel outil industriel », note le communiqué. Les travaux de modernisation et d’extension industrielle engagés depuis 2016, « destinés à tripler les capacités de production sur les activités traditionnelles [farine de blé tendre et de sarrasin] », ont permis la mise en service de nouvelles capacités de production début 2020, « avec une montée en puissance progressive attendue en 2021 en vue de l’atteinte des objectifs en 2024 ». Ainsi, « depuis fin 2020, les capacités d’écrasement sont passées de 20 000 t à 66 000 t en froment (blé tendre) et de 7 000 t à 23 000 t en blé noir (sarrasin) », précise le porte-parole.

Un développement tel qu’il a conduit au recrutement en octobre dernier d’un directeur général exécutif, en la personne de d’André Gac. Disposant d’« une solide expérience de trente ans dans le secteur agroalimentaire », il a pour mission de « travailler sur l’organisation de l’entreprise de façon à optimiser les processus en intégrant les nouvelles technologies », commente le représentant du groupe meunier.

Un nouveau procédé de purification du blé

« Le développement du procédé Oxygreen doit ouvrir la voie au développement du Paulic Meunerie sur le marché en décollage de l’entomoculture avec son produit Nourrifibre », annonce le communiqué. La technologie Oxygreen permet de purifier des grains de blé grâce à l’ozonation, en divisant les pesticides par 20 et en réduisant le taux de mycotoxines de 30 % à 50 %.

« Une fois passé dans le procédé Oxygreen, le son, rebaptisé Nourrifibre s’adresse au marché des éleveurs d’insectes dont les perspectives de marchés à l’échelle mondiale recèlent un énorme potentiel », expose le porte-parole de Paulic Meunerie. Grâce à ses qualités nutritionnelles, ce nouveau produit offre deux avantages déterminants à l’éleveur d’insectes. « Débarrassé des traces de produits chimiques ainsi que des pollutions bactériologiques et fongiques naturelles, Nourrifibre permet, d’une part, de limiter la mortalité liée aux aliments dans les cheptels d’insectes d’élevages, car ils sont particulièrement sensibles à la présence de produits chimiques dans leur alimentation. D’autre part, ses propriétés nutritionnelles accélèrent la croissance des insectes, augmentent leur poids, leur teneur en protéines et en lipides », détaille le représentant du groupe meunier. Et de conclure : « A horizon 2024, Paulic Meunerie ambitionne de devenir le fournisseur de référence des élevages d’insectes à l’échelle mondiale ».

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