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Nutrition animale : la production française d’aliments composés s’accroît de 1,1 % en 2025

La production française d’aliments composés a progressé, pour la deuxième année consécutive, passant de 18,65 Mt à 18,86 Mt entre 2024 et 2025. Le secteur de la nutrition animale a pour objectif d’accroître de 1,2 % par an jusqu’en 2030 ses fabrications, avec l’aide de l’Etat.

Graphique de production française d'aliments pour animaux en 2023, 2024 et 2025.
© Snia et LCA NA

Sur l’ensemble l’année 2025, la production française d’aliments composés pour les animaux d’élevage progresse de +1,1% par rapport à l’année 2024, à 18 867 900 t, indique la lettre mensuelle de conjoncture conjointe du Syndicat national des industriels de la nutrition animale (Snia) et de La Coopération agricole Nutrition animale (LCA NA), parue le 24 février 2026. 

C’est la deuxième année consécutive que le volume d’aliments pour animaux s’accroît : le tonnage était déjà en hausse en 2024 de 1,7 %, à 18 658 200 t, après une baisse de 0 ,6 % en 2023, à 18 326 500 t.

Lire aussi : Nutrition animale - Les fabrications d’aliments composés en 2025 se stabilisent dans l’Union européenne

La croissance de fabrications industrielles en 2025 est étayée par les aliments pour bovins (+ 3, 3 %) et volailles (0,9 %), mais limitée par les aliments porcins (-1,8 %). Un scénario récurrent sur les trois dernières années : les tonnages en bovins s’affichent à +1,8 % en 2023 et +2,5 % en 2024 et ceux en volailles de respectivement +1,6 % et +3,5 %, alors que ceux en porcins enregistrent -5,5 % et -1,6 %.

Une deuxième année de hausse en 2025

Le tonnage d’aliments pour bovins (4 113 000 t) s’accroît globalement de 3,3 % en 2025, avec +4,6 % en vaches laitières (2 953 600 t) et +0,2 % en autres bovins (1 160 400 t), « portée par des prix élevés du lait et de la viande tout au long de l’année, malgré un contexte sanitaire compliqué et une décapitalisation des troupeaux qui se poursuit », explique l’interprofession de la nutrition animale. 

Hausse du volume d’aliments pour volailles malgré l’épidémie d’influenza aviaire

Les aliments volailles (8 020 600 t) progressent globalement de 0,9 %, à la faveur des segments poulet (+4,3 %, à 3 356 200 t) et dindes (+2,1 %, à 886 900 t), tandis que les segments pondeuses (-0,7 %, à 2 701 100 t), pintades (-6,5 %, à 107 900 t), palmipèdes (-5,5 %, à 947 300 t) et cailles (-5,9 %, à 21 200 t) sont en baisse. Et ce, « dans un contexte sanitaire également compliqué avec la crise influenza aviaire », analyse la note de conjoncture. 

La production d’aliment porc (4 089 300 t) est de son côté en repli de 1,8 %, « marquée par des difficultés de reprises des exploitations », commentent le Snia et LCA NA. Dans le détail, le volume en aliments pour porcelets baisse de 0,6 %, à 558 700 t, celui des truies de 0,5 %, à 655 500 t, et celui des porcs engrais de 2,3 %, à 2 875 100 t.

Un objectif de croissance de 1,2 % par an jusqu’en 2030 

« Indispensable au redéploiement de l’élevage sur le territoire pour répondre à la demande des marchés et lutter contre les importations », le secteur de la nutrition animale hexagonale « estime que sa production devra augmenter de +1,2 % par an jusqu’à 2030 pour atteindre plus de 20,8 millions de tonnes », ce qui suppose « un besoin exceptionnel d’investissements de plus de 150 millions d’euros en cinq ans pour augmenter les capacités de production des 287 usines du territoire, en complément des 180 millions investis chaque année », indique le Snia dans un communiqué daté du 23 février. 

Des besoins exceptionnels d’investissement indispensables

Cependant, « confronté à des résultats économiques structurellement faibles limitant ses capacités d’investissement », le secteur d’activité demande « des mesures en faveur de l’investissement, mais aussi des mesures de nature à renforcer sa compétitivité ». Il s’agit de simplifier et de faire évoluer le cadre réglementaire, ou encore de produire massive de protéines végétales compétitives. Sans oublier des mesures pour rendre la logistique moins coûteuse (limiter les jours de restriction de circulation, autoriser un poids en charge de 35 tonnes, autoriser le 44 tonnes transfrontalier, normaliser le calcul des valeurs carbone).

Alimentation des volailles : Arvalis, Terres Inovia et l’Itavi signent un accord stratégique pour consolider la recherche appliquée

« Pour sécuriser et accélérer la R&D et l’innovation en alimentation des volailles, ARVALIS, Terres Inovia et l’ITAVI annoncent un accord d’engagement avec le soutien d’Intercéréales, de Terres Univia, de La Coopération Agricole Nutrition animale et du SNIA au Salon International de l’Agriculture 2026 », indique un communiqué commun en date du 26 févier.

Il s’agit de « renforce la synergie entre productions végétales et valorisations animales afin de relever les enjeux de qualités sanitaire et nutritionnelle, et d’autonomie alimentaire dans l’élevage de volailles », en « priorisant conjointement les axes de recherche et à mutualiser leurs moyens humains et expérimentaux ». Et ce, dans l’objectif partagé « de mieux caractériser et valoriser les matières premières – grains et co-produits – issues des innovations variétales et technologiques, tout en sécurisant leur intégration dans l’alimentation des volailles françaises ». 

 

Lire aussi : Tourteaux bio : un resserrement inhabituel des prix entre les tourteaux de soja et de tournesol

 

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