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COT'Hebdo Oléagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 26 mars et le 2 avril 2025 - Les prix du colza frôlent les 530 €/t sur le marché physique français

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 26 mars et le 2 avril 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

Image d'oléagineux et courbes d'évolution de prix, générée par l'IA.
© Généré par l'IA

Les prix du colza en récolte 2024 ont poursuivi leur ascension sur Euronext et le marché physique français, entre le 26 mars et le 2 avril, gagnant respectivement près de 12 €/t et 14 €/t. Ils suivent l’évolution haussière du complexe oléagineux mondial. Ceux du tournesol hexagonal n’évoluant pas sur la période.

Les cours du soja états-unien à Chicago, le canola canadien à Winnipeg et l’huile de palme malaisienne à Kuala Lumpur ont ainsi progressé d’une semaine sur l’autre. 

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Dans son rapport du 31 mars, l’USDA indique que la surface de semis de soja pour la campagne 2025-2026 est estimée à 83,95 millions d’acres, dans les attentes des opérateurs mais en baisse de 3,56 millions d'acres sur la précédente campagne.

Les cours du canola canadien ont grimpé dans le sillage de l’huile de canola. « La forte demande d'huile de canola en provenance des États-Unis devrait se maintenir, car les prix à l'exportation de l'huile de canola sont en moyenne à leur plus bas niveau depuis 2020 et la faiblesse du dollar canadien aide à compenser au moins une partie des coûts tarifaires nouvellement imposés aux importateurs états-uniennes », explique le bureau local de l’USDA au Canada.

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Les opérateurs étaient par ailleurs dans l’attente de la publication, le 2 avril, des nouveaux droits de douane appliqués aux importations états-uniennes. Il en ressort qu’à partir du 5 avril, une taxe de 10 % va impacter la plupart des pays clients des Etats-Unis. Puis le 9 avril, des dizaines de pays seront visés par des taxes personnalisées, avec notamment une taxe de 34 % pour la Chine (qui s’additionne à celle de 20 % déjà en vigueur) et de 20 % pour l’Union européenne. Concernant le Canada et le Mexique, les produits couverts par l'accord de libre-échange nord-américain Alena, sont exemptés de taxe, les autres subissant déjà des droits de douane jusqu’à 25 % depuis le mois de mars.

En France, l'activité se limite à des ajustements de fin de campagne, sur un marché étroit, en colza comme en tournesol. A noter qu' en colza, la période avril-juin est compliquée à coter car l'échéance mai sur Euronext est en fin de vie.

Karine Floquet

Protéagineux 

Marché calme

En pois fourrager, le rendu Pontivy/Guingamp est non coté entre le 26 mars et le 2 avril. En départ Marne, les cotations cèdent 15 €/t sur la semaine. Le marché est calme.

Tourteaux 

Évolution contrastée

Les prix des tourteaux de soja OGM sur le marché physique français ont globalement baissé entre le 26 mars et le 2 avril. La prime pour le tourteau de soja non OGM a augmenté sur le rapproché (stock réduit) mais baissé sur l’éloigné. Elle vaut désormais 155 €/t sur avril, 136 €/t sur le 3 de mai, 135 €/t sur le 3 d’août et 132 €/t sur le 2 de novembre. La prime pour le tourteau de soja mass balance est quant à elle inchangée, comprise entre 3 et 4 €/t sur toutes les échéances.

Les prix du tourteau de colza hexagonaux sur le marché physique français continuent de progresser. Ceux du tourteau de tournesol ont évolué irrégulièrement.

Les affaires se sont concentrées sur le tourteau de soja, sur la base de petits volumes. L’activité a été limitée, car les opérateurs étaient dans l’attente de la publication des droits de douane sur les importations états-uniennes qui pourraient conduire à des mesures de rétorsions sur le complexe soja états-unien par les pays ciblés.

Issues de meunerie

Cotation du gruau de blé dur

Les prix des issues de meunerie en Île-de-France ont évolué irrégulièrement entre le 25 mars et le 1er avril. Le son fin de blé tendre en farine et le remoulage demi-blanc ont perdu 5 €/t, alors que la cotation du son fin blé tendre en pellet a perdu 5 €/t et celle de la farine basse s'est stabilisée. La meunerie tourne bien et les fabricants d'aliments pour animaux français continuent d'opérer des compléments de formulation.
On notera l'introduction d'une nouvelle cotation, celle du gruau de blé dur dont les cours sont supérieurs de 10 €/t à ceux de la farine basse.

En départ Isère, les cours du son fin farine sont nominalement reconduits d'une semaine sur l'autre, en l'absence d'affaires traitées en blé tendre comme en blé dur. En départ Marseille, les prix des issues de meunerie ont encore perdu 5 €/t en son fin farine et son fin pellet. Sur la zone de Toulouse, les prix ont également baissé de 5 €/t.

Coproduits de l'amidonnerie

Repli généralisé des prix

Les prix de la drêche de blé sur le marché physique français ont baissé de 2 euros entre le 26 mars et le 2 avril. Ceux de la drêche de maïs sont relativement stables sur Saint Malo et progressent de 2€/t sur le rapproché à Gand.

Les prix du corn gluten feed sur le marché physique français ont régressé de 1 €/t entre le 26 mars et le 02 avril. Le marché est calme.

Coproduits laitiers

Prix nominalement reconduits

Les prix de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum à destination de l'alimentation animale en vrac sur le disponible sont nominalement reconduits sur le marché physique français, en l'absence de nouvelle affaire traitée sur la période du 27 mars au 3 avril 2025.

Cependant, la tendance est haussière en poudre de lactosérum sur la période mai-juin. En poudre de lait, la fermeté est également de mise, avec une offre absente mais une demande présente, et de possibles reventes à 2470 €/t.

Farines de poisson

Flambée des prix européens 

Les prix de la farine de poisson ont gagné 200 €/t en origine scandinave et 30 €/t en origine sud-américaine entre le 19 mars et le 2 avril. Le marché est particulièrement tendu en Europe avec une disponibilité très limitée.

Produits déshydratés

Statut quo

Le prix de la luzerne déshydratée sur le marché physique français est momentanément indisponible. 
En pulpe de betteraves, les prix sont stables. Il n'y a pas d'activité en raison de la baisse du prix du blé.

Pailles et fourrages

Rien à signaler

Les prix de la paille (blé et orge) en départ Centre/Bassin parisien et Nord-Est ainsi que ceux du foin de Crau (cotations commerciales et de référence) sont sans changement entre le 26 mars et le 2 avril. Le marché est globalement calme, avec le retour des troupeaux au pré.

La rédaction 

À surveiller

Soja

  • Mesures de rétorsions envers le soja états-unien après l'application des taxes douanières par Donald Trump
  • Avancée des chantiers de récolte au Brésil et en Argentine
  • Évolution des conditions de semis aux Etats-Unis
  • Demande indienne en huile de soja

Colza

  • Évolution des conditions de culture en France
  • Hausse des importations de colza dans l'Union européenne
  • Niveau des stocks au Canada et en Australie
  • Perturbation des flux de canola canadien avec l'entrée en vigueur des taxes états-uniennes le 2 avril
  • Évolution du dollar canadien par rapport au dollar états-unien

Tournesol

  • Avancée des semis en France et en Europe
  • Superficie globale emblavée en France et en Europe
  • Demande indienne en huile de tournesol

Karine Floquet

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