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COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 17 au 22 décembre 2025 - Les prix du colza sur Euronext chutent de 12 €/t en trois séances

L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 17 et le 22 décembre 2025, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.

© REUSSIR SA

Avis : en raison des fêtes de fin d'année, les évolutions de prix et les tendances sont données, cette semaine, pour la période du mercredi 17 au lundi 22 décembre 2025 (retour de la période normale lors de la première publication de janvier).

Les cours du colza sur Euronext ont reculé entre le 17 et le 22 décembre, perdant 11,50 €/t sur l'échéance de février (la plus travaillée) et 1 €/t sur l'échéance mai. 

Sur le marché physique français, le prix du colza en FOB Moselle, sa place de référence, s'est également replié de 12 €/t sur la période janvier-mars. La cotation du tournesol en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence hexagonale, n'a pas évolué sur la période avril-juin.

Côté activité, en cette semaine de Noël, le marché national des oléagineux est des plus calmes, nombre d'opérateurs étant en congés.

Concernant le tournesol, on notera que l’Argentine a exporté ce mois-ci du tournesol vers le Portugal et l’Afrique du Sud. Les expéditions devraient s’intensifier à destination de la mer Noire,  fin décembre et début janvier. Sur la campagne de commercialisation en cours, le volume total pourrait atteindre 460 000 t, contre 133 000 t en 2024-2025. Par ailleurs, la trituration de tournesol en Argentine s’élèverait à 5,4 Mt en 2025-2026, ce qui permettrait au pays d’exporter 1,3 Mt d’huile et 1,75 Mt de tourteau.

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Les cours du soja sur le CBOT ont également perdu du terrain entre le 17 et le 22 décembre, reculant de 5 cts$/boisseau sur l'échéance de janvier et 3,75 cts$/boisseau sur l'échéance mars (la plus travaillée). Selon les douanes chinoises, la Chine n’a pas importé de soja états-unien en novembre (contre 2,79 Mt en novembre 2024), , et ce, pour le troisième mois consécutif, elle en a acheté 7 Mt depuis ; globalement, le pays a importé 8,11 Mt de soja sur le mois (dont 5,85 Mt en origine Brésil et 1,78 Mt en origine Argentine).  Sur les onze premiers mois de l’année 2025, les importations chinoises de soja s'élèvent à 103,79 Mt  (dont 76,7 Mt en origine Brésil, 16,82 Mt en origine Etats-Unis et 6,24 Mt en origine Argentine), selon les douanes chinoises. 

Les cours du canola sur le marché à terme ICE ont, quant à eux, progressé entre le 17 et le 22 décembre, gagnant 4,90 dollars canadiens à la tonne sur l'échéance janvier et 4 dollars canadien la tonne sur l'échéance mars (la plus travaillée). Et ce, en raison de la rétention de marchandises opérée par les agriculteurs locaux et du dynamisme de la trituration nationale.

Les cours de l'huile de palme sur le marché à terme malaisien ont également grimpé entre le 17 et le 22 décembre, de 22 ringgit la tonne sur l'échéance janvier, 19 ringgit la tonne sur l'échéance février et 30 €/t sur l'échéance mars (la plus travaillée des trois). Du 1er au 20 décembre, les exportations de produits à base d’huile de palme ont de fait progressé de 2,4 % par rapport à la même période du mois précédent, selon les experts en fret Intertek Testing Services (ITS).

Sur la semaine en cours, il est à noter que les marchés CBOT à Chicago et Euronext à Paris fonctionneront au ralenti avec une demi-journée de cotations ce mercredi 24 décembre et une fermeture ce jeudi 25 décembre. Vendredi 26 décembre, seul le marché à terme états-unien sera ouvert. et une ouverture.  

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Les cours du pétrole ont gagné du terrain entre le 17 et le 22 décembre, gagnant 2,49 $ le baril pour le Brent et 2,01 $ le baril pour le WTI, tous deux sur l'échéance février. Cette hausse tarifaire s'explique par les tensions existant entre les Etats-Unis et le Venezuela. Washington a imposé la semaine dernière un « blocus total » contre les pétroliers sous sanctions allant ou partant du Venezuela, présenté par Donald Trump comme un moyen de lutte contre le trafic de drogue dans le pays. Cette situation pourrait perturber l’approvisionnement de la Chine en pétrole vénézuélien.

Karine Floquet

 

Protéagineux

Activité limitée

En alimentation animale, le pois fourrager n'est pas coté sur le quart nord-est de la France en cette semaine du 10 au 17 décembre. Sur la Bretagne, le prix est reconduit. L'activité est globalement très limitée et les cours sont nominaux et vendeurs. Les prix du pois jaune à destination de l'alimentation humaine n'ont pas évolué en rendu usine, dans un marché sans affaires.  

En féverole, les cotations pour l'alimentation humaine en rendu Marne sont toujours à 235 €/t. La cotation de la féverole en départ Pontivy-Guingamp est inchangée sur la semaine. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine de fêtes de Noël. 

Tourteaux

Renchérissement en soja

Les prix des tourteaux de soja sur le marché français se sont repris sur le rapproché en cette semaine du 10 au 17 décembre, mais ont continué à se tasser sur l'éloigné. Sur le plan politique, notons que le Parlement européen a approuvé le report du Règlement européen sur la déforestation (RDUE), fixant des délais de conformité au 30 décembre 2026 pour les grandes entreprises et au 30 juin 2027 pour les petites et micro-entreprises.
La prime du tourteau de soja non OGM a eu tendance à se raffermir sur le rapproché entre le 10 et le 17 décembre. Elle s’établit, à titre indicatif, à 140 €/t sur la période janvier-juillet. La prime pour le tourteau de soja mass balance est inchangée, comprise à titre indicatif entre 3 et 4 €/t.

Les prix des tourteaux de colza sur les places hexagonales se sont nettement repliés, alors que ceux en tournesol ont suivi une tendance stable à haussière.

Avec la confirmation du report du RDUE, les triturateurs sont revenus au marché, en soja et colza, les prix des graines en baisse depuis plusieurs semaines étant maintenant en adéquation avec leur objectifs tarifaires. En tournesol, le marché est globalement calme, faute de marchandises.

Huiles

Reprise des affaires

Les prix des huiles de soja, de colza et de tournesol au départ des ports du nord de l'UE et des places de marché françaises ont eu tendance à se replier entre le 10 et le 17 décembre.

En termes d'activité, avec la baisse des cours, on enregistre une reprise de l'activité en huile de colza sur la période des 3 de février. Des affaires se sont aussi traitées en huile de soja, avec la disparition de la prime RDUE, à la suite de la confirmation du report d'un an de l'application du Règlement européen sur la déforestation (RDUE).

Issues de meunerie

Renchérissement du son fin farine

Les prix des issues de meunerie en Île-de-France ont progressé uniquement en son fin farine, gagnant 5 €/t entre le 16 et le 23 décembre 2025. Les cotations en remoulage demi-blanc, farine basse et gruau sont inchangées d'une semaine sur l'autre. En cette période hivernale où la consommation d'aliments composés se renforce, la demande des fabricants d'aliments pour animaux français et européen est fortement présente, face à une activité meunière qui ralentit progressivement avec la fermeture des sites industriels pour la période des fêtes de fin d'année. Cette situation devrait perdurer les deux prochaines semaines.

En Bretagne, les cotations des sons ont progressé de 1 €/t entre le 17 et le 23 décembre 2025, dans le sillage du marché francilien. Une petite demande de la nutrition animale se maintient en cette semaine de Noël.

Coproduits de l'amidonnerie

Tendance baissière

Les prix de la drêche de blé sur le marché français ont perdu 2 €/t sur la période 7 de janvier, entre le 10 et le 17 décembre. Les prix de la drêche de maïs sur le marché physique français ont également suivi une tendance baissière (entre 0 €/t et -2 €/t) en départ Lacq (de nouveau coté), Saint-Malo, Brest et Gand. 

Les cours du corn gluten feed sur le marché physique français ont reculé de 2 €/t sur la période des 7 de janvier, entre le 10 et le 17 décembre. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine de fêtes de Noël. 

Coproduits laitiers

Cours reconduits

Les cotations de la poudre de lait et de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac sont nominalement reconduites entre le 18 et le 23 décembre.

 Le marché est peu actif en cette trêve des confiseurs.

Farine de poisson

Statu quo

Les cours de la farine de poisson en origine Amérique du Sud n'ont pas évolué entre le 10 et le 17 décembre, toutes origines confondues. 

Le marché reste à un niveau élevé. Aucune amélioration de la disponibilité n'est pour l'instant envisagée. Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine de fêtes de Noël. 

Produits déshydratés

Cours sans évolution

Le prix de la luzerne déshydratée en départ Marne, sa place de référence, est nominalement reconduit entre le 17 et le 22 décembre. En pulpe de betterave déshydratée, le prix en départ Marne, sa place de référence, n'a également pas évolué. Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine de fêtes de Noël. 

Le marché est globalement calme. 

Pailles et fourrages

Prix nominalement reconduits

Les prix de la paille (blé, orge) en départ Nord-Est sont nominalement reconduits entre le 17 et le 22 décembre. La marchandise se fait rare cette année.

En foin de Crau, les cotations commerciales et de référence n'ont également pas évolué sur la semaine. 

Les opérateurs se font rares sur le marché, en cette semaine de fêtes de Noël. 

La rédaction

À surveiller

Soja

  • Rythme des importations chinoises en origine Etats-Unis.
  • Cadence des exportations brésiliennes.
  • Dynamisme de la trituration états-unienne.
  • Développement cultural au Brésil et en Argentine, avec La Niña.

Colza

  • Progression de l’offre mondiale 2025-2026 avec la récolte australienne.
  • Développement cultural en France et en Europe.
  • Demande européenne, acheteurs français couverts.
  • Dynamisme de la trituration canadienne de canola.

Tournesol

  • Baisse de la demande sur le marché français.
  • Offre argentine en graine, huile et tourteau.
  • Volume des achats indiens.
  • Faiblesse des exportations ukrainiennes.

Karine Floquet

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