COT'Hebdo Oléoprotéagineux et coproduits
Marché des oléagineux et coproduits du 11 au 18 février 2026 - Les prix du colza français ont atteint un pic à 492,50 €/t avant de se replier
L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 11 et le 18 février 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
L’évolution hebdomadaire des prix des oléagineux (colza, tournesol, soja), des protéagineux (pois, féverole) et des coproduits de l’alimentation animale (tourteaux, issues de meunerie, coproduits de l’amidonnerie, coproduits laitiers, farine de poisson, produits déshydratés, pailles et fourrages) sur le marché physique français entre le 11 et le 18 février 2026, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Les cours du colza ont légèrement progressé de 0,50 €/t sur l’échéance mai sur le marché à terme européen Euronext, à 487,50 €/t, et sur la période avril-juin en FOB Moselle, sa place de référence sur le marché physique français, à 491,50 €/t, entre le 11 et le 18 février 2026. À l’image des semaines précédentes, l’activité est très calme sur l’actuelle et la prochaine campagne. L’écart moyen de prix entre l’actuelle et la prochaine campagne est de l’ordre de -24 €/t. Les inondations sur la façade Atlantique pénalisent localement les cultures de colza qui ont les pieds dans l'eau, avec de potentiels retournements de parcelles à la clef. A l'échelle européenne, on enregistre une demande intracommunautaire régulière.
Les prix du tournesol sur marché physique français ont également progressé, de manière plus marquée, gagnant 10 €/t à 650 €/t sur la période avril-juin en rendu Saint-Nazaire, sa place de référence. L’écart moyen de prix entre l’actuelle et la prochaine campagne s’élève à -75 €/t en qualité linoléique et à -115 €/t en qualité oléique. L’activité est au point mort. En ancienne récolte, les reliquats de marchandises ne trouvent pas preneurs, sur un marché très vendu. En nouvelle récolte, les prix se maintenant, il n'y a pas d'intérêt acheteur à les marquer.
En Ukraine, une nouvelle vague de gel et de chutes de neige a encore ralenti les livraisons de grains vers les ports, tandis que les usines de transformation viennent tout juste de reprendre leur activité en prévision d'une augmentation saisonnière de l'offre de tournesol, essayant de vendre l'huile à des prix élevés, rapporte UkrAgroConsult. A noter que l'annonce de la vente d'environ 300 000 t de tournesol argentin à la Bulgarie a fait baisser les prix de l'huile de tournesol dans l'Union européenne.
Les cotations du soja tricolore sont nominalement reconduites dans le Nord-Est et le Sud-Est, alors que la graine oléagineuse a progressé de 5 €/t dans le Sud-Ouest. Le marché est inerte.
En lin oléagineux, la graine en départ Centre à destination de l’alimentation animale est nominalement reconduite. Le marché est très calme.
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Aux États-Unis, le cours du soja sur le CBOT a bien grimpé d’une semaine sur l’autre, gagnant 9,50 cts$/boisseau à 1 133,50 cts$/boisseau sur l’échéance mars. Les opérateurs sont dans l’attente des prochains achats chinois de soja états-unien qui tardent à se concrétiser, alors que les prix brésiliens sont plus attractifs. Cependant, la présence de grains germés dans la récolte brésilienne (dans le nord du Mato Grosso) et les problèmes logistiques d'acheminements vers les ports maritimes pourraient pénaliser les exportations du pays. Pour l'heure, la Conab a ainsi révisé en hausse ses exportations de soja de 399 000 t à 112,18 Mt sur la campagne 2025-2026. En Argentine, les conditions de culture ne s’améliorent pas mais les prochaines pluies annoncées dans le pays pourraient stabiliser la situation.
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S'agissant du canola canadien, les cours à Winnipeg ont suivi une tendance haussière ces sept derniers jours, grimpant de 7,50 dollars canadiens la tonne sur l'échéance mars. Les achats chinois de canola canadien se font attendre. Les exportations de canola canadien depuis le début de l’année n'ont atteint que 3,77 Mt au 8 février, contre 5,67 Mt à la même période la campagne dernière. Côté champ, le radoucissement dans les plaines canadiennes fait fondre la protection neigeuse, ce qui pourrait pénaliser les cultures en cas de retour du gel.
Concernant l'huile palme malaisienne, les cours à Kuala Lumpur ont gagné du terrain sur la semaine (+10 ringgits de la tonne sur l'échéance février). Les festivités liées au Nouvel An lunaire (du 17 février au 3 mars) et du Ramadan (du 18 ou 19 février au 19 mars 2026) risquent de limiter l’activité dans les prochains jours, voire semaines.
Karine Floquet
Protéagineux
Prix sans changement
Le marché est inactif, en cette semaine du 11 au 18 février 2026, en pois et en féverole départ Marne mais il y a encore de la marchandise à vendre en pois. Les prix sont globalement reconduits dans toutes les régions.
Tourteaux
Prix en progression en colza et soja
Les prix des tourteaux de soja sur le marché physique français ont suivi une tendance haussière sur la semaine du 11 au 18 février 2026, entre + 5 €/t et + 12 €/t en fonction des places et des périodes. Les cours du tourteau de soja sur le marché à terme du CBOT ont légèrement progressé, gagnant 0,90 $/t sur l’échéance mars d’une semaine sur l’autre.
La prime du tourteau de soja non OGM a légèrement reculé sur la rapproché (-1 €/t), et n’a pas évolué sur l’éloigné. Elle s’établit maintenant à titre indicatif à 111 €/t sur la période février-mars, 114 €/t sur avril, et à 138 €/t sur les 6 de mai. La prime pour le tourteau de soja mass balance est inchangée, comprise à titre indicatif entre 3 et 4 €/t.
Les cotations des tourteaux de colza en France ont progressé, entre + 4 €/t et + 13 €/t entre le 11 et le 18 février 2026. Celles en tournesol ont suivi une tendance baissière, évoluant entre 0 €/t et -2 €/t.
Sur le marché physique français, l’activité en tourteau de soja est à l’arrêt au vu du renchérissement du complexe soja états-unien. En tourteau de colza, le marché est très calme, comme en tourteau de tournesol.
Huiles
Renchérissement en départ région
Les prix de l'huile de colza en départ Rouen et départ Brest ont progressé entre le 11 et le 18 février 2026, gagnant entre +5 €/t et +9 €/t, ceux en tournesol en départ Dunkerque ont grimpé de 6 €/t et ceux en soja en départ Brest de 24 €/t. L'huile de palme raffinée en franco Bretagne n’a pas évolué, tandis que celle de coprah en Franco Bretagne ont nettement reculé, de -40 €/t.
L'activité sur le marché physique français est calme.
Sur les ports nord-européens, les cours des huiles végétales ont reculé en soja et tournesol, respectivement entre -5 €/t et -10 €/t, et entre -5 €/t et -20 €/t. Ceux du tourteau de colza ont quant à eux progressé de 10 €/t.
L'huile de soja sur le CBOT a renchéri, gagnant 1,54
Issues de meunerie
Tendance baissière en vue
Les prix des issues de meunerie en départ Île-de-France n’ont pas évolué entre le 10 et le 17 février 2026, tous coproduits confondus. Le marché francilien est peu dynamique cette semaine. Concernant les cours, une tendance baissière se profile.
En Bretagne, les prix du son fin farine ont perdu 2 €/t entre le 11 et le 18 février 2026. La demande des fabricants d’aliments pour animaux est peu présente, alors que l’offre s’est étoffée. En Isère, les cotations du son fin farine sont nominalement reconduites d’une semaine sur l’autre, faute de nouvelle affaire traitée. Sur Marseille et Toulouse, les prix du son fin n’ont pas évolué ; le marché très très calme, avec des acheteurs espagnols de moins en moins présents et une offre peu importante.
A noter que les fabricants d'aliments pour animaux ne peuvent plus se fournir en écarts de triage de céréales en granulé, étant donné que les méthaniseurs les paient plus cher et sans contraintes liées au cahier des charges spécifique à la nutrition animale.
Coproduits de l'amidonnerie
Cours contrastés en drêche de maïs
La drêche de blé n'est pas cotée en cette semaine du 11 au 18 février. Les cours de la drêche de maïs ont évolué de façon contrastée en fonction des places de marché (entre -5 €/t et +2 €/t). Globalement, ils s'apprécient à Gand, mais se déprécient à Saint-Malo et Brest. Les drêches ont été peu travaillées cette semaine.
Le corn gluten feed n'est pas coté en cette semaine du 11 au 18 février.
Coproduits laitiers
Flambée tarifaire en poudre de lait
La cotation de la poudre de lait pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac a flambé entre le 12 et le 19 février 2026, gagnant de 360 €/t.
La cotation de la poudre de lactosérum pour l'alimentation animale sur le disponible en vrac a quant à elle reculé de 10 €/t d'une semaine sur l'autre.
Ces cotations correspondent aux réservations de tonnage effectuées sur le mois de mars.
Produits déshydratés
Renchérissement en pulpe de betterave
Le prix de la luzerne déshydratée en départ Marne n'a pas évolué entre le11 et le 18 février, sur un marché peu actif.
En pulpe de betterave déshydratée, la cotation en départ Marne est sans changement sur la semaine. Le marché est peu animé.
Pailles et fourrages
Prix nominalement reconduits
Les prix de la paille de blé et d'orge n'ont pas évolué en départ Nord-Est, entre le 11 et le 18 février 2026. La demande à l’export est faible mais régulière.
En foin de Crau, les cotations commerciales sont stables avec une activité toujours calme. On notera l'absence de changement tarifaire du côté du Comité de Foin de Crau, pour les prix de février par rapport à ceux de janvier.
La rédaction
À surveiller
Soja
- Acheminement vers les ports de la récolte brésilienne, attendue record.
- Quid de la qualité de la récolte brésilienne, problème de grains germés.
- Conséquence des pluies sur les cultures en Argentine.
- La compétitivité de la fève états-unienne face aux origines sud-américaines sur la Chine.
Colza
- Conséquence des inondations sur les cultures en France et en Allemagne.
- Conditions de cultures sur le pourtour de la mer Noire.
- Le rythme de la trituration en Europe.
- La reprise des importations de canola canadien et australien par la Chine.
Tournesol
- Effets des frappes russes sur les sites de trituration en Ukraine.
- Evolution des prix en Ukraine, avec le redémarrage des usines de trituration.
- Niveau de la prochaine production en Argentine.
Karine Floquet