COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et sucre du 29 avril au 6 mai 2026 - Peu de prix en ancienne récolte et guère d’intérêt pour la nouvelle campagne
L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 29 avril et le 6 mai 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.
L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 29 avril et le 6 mai 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.
Le cours du blé tendre en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, a peu évolué entre le 29 avril et le 6 mai 2026, passant de 190 €/t la semaine passée à non coté cette semaine. Les prix divergent entre les différentes autres places physiques dans l’Hexagone. Sur Euronext, le contrat blé a nettement reculé sur la semaine, de 7,75 €/t sur l’échéance mai (récolte 2025), à 187,50 €/t. Il a aussi cédé 9,75 €/t sur celle de septembre (récolte 2026), à 207,50 €/t. Sur le CBOT à Chicago, les cours du blé états-unien ont également cédé beaucoup de terrain : 19,25 cts$/boisseau sur l’échéance mai (récolte 2025), à 606 cts$/boisseau et 35,75 cts$/boisseau sur l’échéance de juillet, à 617,25 cts$/boisseau.
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À noter, selon les correspondants interrogés par La Dépêche Le petit meunier, qu’il est de plus en plus difficile de marquer des prix en ancienne récolte ces derniers jours : la volatilité des marchés à terme, le grand écart entre les intérêts des acheteurs et ceux des vendeurs, les semaines raccourcies par les jours fériés et les difficultés à trouver la bonne logistique contribuent à ralentir la marche des affaires (nouvelles ou à exécuter). Côté nouvelle récolte, pas vraiment d’intérêt manifeste exprimé. Les marchés hexagonaux restent plutôt calmes en termes d’activité. Des petites affaires se traitent un peu dans certaines régions pour des compléments en ancienne récolte. Les acteurs attendent de voir l’effet des pluies tombées en ce début de mois de mai.
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Dans le dernier rapport hebdomadaire de positions des traders d’Euronext, au jeudi 30 avril 2026, les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette longue sur le blé (d’environ 65 300 lots) pour atteindre environ 71 300 lots.
À l’international, on surveille le retard pris par les semis russes.
Très bonne tenue de l'activité sur le port de Rouen
Sur le bassin de la Seine, les coûts du fret fluvial n'ont pas évolué entre le 29 avril et le 6 mai 2026. Ils ont progressé la semaine précédente, en lien direct avec la hausse des prix des carburants, consécutive au blocage du détroit d'Ormuz dans le cadre du conflit au Moyen-Orient. Une activité honorable se maintient sur le port de Rouen, en ce mois de mai, ce qui n'a pas été anticipé. Résultat : les cales disponibles se font rares sur ce réseau fluvial fermé. Et les nombreux jours fériés de ce mois de mai (une seule semaine comptabilise 5 jours ouvrés) compliquent encore la programmation de transports. Mais dans l'absolu, la campagne 2025-2026 est moins chaotique et l'activité plus régulière qu'attendu.
Sur l'intracommunautaire, l'activité est régulière sans être soutenue, à l’image de ces trois dernières campagnes.
Mise en places de surcoûts pour cause de basses eaux sur le Rhin
Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. Si le fleuve demeure navigable, un surcoût de 40 % est instauré pour cause de basses eaux.
La rédaction
Maïs
Les semis avancent mais les affaires sont difficiles
Les prix du maïs ont reculé sur Euronext, de 7 €/t, sur la semaine du 29 avril au 6 mai 2026, à 217,75 €/t. Sur les marchés physiques, la demande existe dans certaines régions en ancienne campagne, notamment de la part des marchés français et à un degré moindre espagnol. Les Italiens se sont retirés. Les acheteurs sont présents lorsqu’ils ont de réels besoins et sont prêts à acheter plus cher quand le produit est de très bonne qualité ou quand le tarif sur la logistique les intéresse. Cependant, l’offre demeure abondante sans que les vendeurs aient envie de se précipiter. Les maïsiculteurs ont pu avancer nettement dans leurs semis et vont pouvoir à nouveau se pencher sur les volumes qu’ils leur restent à vendre. Sur le marché à terme, dans le dernier rapport hebdomadaire de positions des traders d’Euronext, au vendredi 30 avril 2026, les opérateurs financiers ont augmenté leur position nette longue sur le maïs (d’environ 2 900 lots) pour atteindre environ 11 000 lots.
Orges
De disponibilités toujours quasi nulles en orge fourragère en récolte 2025
Les prix de l’orge fourragère ont peu été traités pendant la semaine entre le 29 avril et le 6 mai 2026 en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français, finissant même non coté le 6 mai. En ancienne campagne, les disponibilités sont quasi nulles.
Orge de brasserie
Cours nettement baissiers
Les cotations de l’orge de brasserie française ont progressé d'une dizaine d'euros la tonne, entre le 29 avril et le 6 mai 2026, toutes variétés et récoltes confondues. Elles suivent la tendance baissière des cours des céréales. Dans ce contexte, les acheteurs sont revenus au marché. On notera que le FOB Moselle reste aligné sur le FOB Creil alors que, depuis des mois, le premier était moins cher que le second, situation pour le moins inhabituelle.
Blé dur
Marché inactif
Les cotations en ancienne campagne sont purement nominales avec quasiment aucune activité.
Céréales secondaires
Cours baissiers en triticale
Les prix du triticale ont reculé entre le 29 avril et le 6 mai 2026, perdant entre 10 €/t et 14 €/t selon les places de marché.
Les cours de l'avoine blanche sont en repli, tandis que ceux de l'avoine noire sont stables d'une semaine sur l'autre.
Le seigle n'est pas coté.
Le marché est très calme.
Sucre
Les prix du sucre progressent face à des perspectives de production mondiale plus faible
Les prix du sucre brut ont progressé sur la période allant du 27 avril au 1er avril 2026 : + 19,40 $/t à 446,50 $/t pour le sucre raffiné et + 1,12 ct$/livre à 14,95 cts$/livre en sucre brut. Les craintes que la hausse des prix de l’essence pousse les sucreries mondiales à détourner davantage le broyage de la canne vers la production d’éthanol plutôt que vers le sucre soutiennent les prix du sucre. Vendredi, Green Pool Commodity Specialists a relevé leur estimation mondiale du déficit sucré pour 2026-2027 à -4,30 Mt contre -1,66 Mt précédemment, en raison d’une production d’éthanol plus élevée au détriment du sucre.
La rédaction
À surveiller
Blé tendre
- La qualité des eaux de pluies prévues en ce mois de mai en France.
- Déroulement des semis russes.
- L’état de sécheresse des sols aux États-Unis.
- Rapport Wasde de l’USDA, à paraitre le 10 mai.
Maïs
- Avancements de semis aux États-Unis.
- Besoins des États membres du nord de l’Union européenne.
- Quid des ensemencements dans l’hémisphère nord.
- Écoulement des volumes en ancienne récolte en Europe, et notamment en France.
- Rapport de la Conab au Brésil, à paraître le 14 mai.
Orge
- Demande intérieure et à l’exportation sur pays tiers (notamment le Moyen-Orient).
- Conditions de culture en France.
- Demande de la nutrition animale.
Thierry Michel