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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 28 janvier au 3 février 2026 - La nouvelle récolte a été au cœur des discussions cette semaine 

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 28 janvier et le 3 février 2026, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

© Généré par l'IA

Les cours du blé tendre ont progressé sur Euronext (+3,75 €/t sur l’échéance mars) et en rendu Rouen (+2,50 €/t sur la période février-mars), sa place de référence sur le marché physique français, entre le 28 janvier et le 4 février 2026. Certains acheteurs internationaux se tournent à nouveau vers l’offre française, avec des signaux positifs sur les semaines à venir en ce qui concerne les chargements à l'exportation.

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Dans ce contexte, l’activité en ancienne récolte est globalement calme en régions, la marchandise étant aspirée par les ports hexagonaux, notamment ceux de Rouen, de La Pallice et de Nantes. Les primes sont légèrement en baisse sur le portuaire. Les vendeurs sont en retraits sur le port de Bordeaux. Les fabricants d’aliments belges et néerlandais sont ainsi aux achats sur la place normande. On enregistre quelques affaires de compléments de la part de la nutrition animale bretonne. La région Centre est animée par des affaires en blé meunier. Dans le Sud-Est, un besoin en blé meunier s’est également déclaré, sur de petits volumes. Les fabricants d’aliments pour animaux espagnoles sont aux achats, en origine Sud-Ouest. En nouvelle récolte, acheteurs et vendeurs commencent à discuter prix mais sans que cela débouche à l’heure actuelle sur des contrats.

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Sur le CBOT, les cours du blé états-unien ont reculé, perdant 9,25 cts$/t sur l’échéance mars.Le rythme des exportations états-uniennes demeurent cependant à un bon niveau. 

En Inde, les stocks de blé dépassant largement les volumes attendus pour la réserve stratégique, le gouvernement indien a discuté de la possibilité d'autoriser les exportations de blé. De son côté, le Kazakhstan a signé un accord pour l’exportation de 800 000 t de grains et produits dérivés vers les Émirats arabes unis et Oman.

Des dégagements meilleurs qu'attendu sur le port de Rouen

Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n’ont pas évolué entre 28 janvier et le 4 février 2026. Sur le port du Rouen, contrairement aux attentes, on enregistre une bonne activité, portée par de l’orge au poids spécifique élevé, provenant du déclassement de lots d’orge de brasserie en orge fourragère. Sur l’intracommunautaire, on observe une activité réduite au départ de la Seine et de l’Oise, par manque de cale. Dans le bassin du Nord, l’activité vers le nord UE se maintient à la faveur du grand gabarit.

Maintien d'une majoration de 10 % des coûts de fret sur le Rhin

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. La majoration des taux de fret fluvial, consécutive aux basses eaux (qui obligent à moins charger les péniches), est passée de 30 % à de 10 % en moyenne, en raison de la remontée du niveau du fleuve. Pour l'heure, la navigation revient progressivement à la normale.

Thierry Michel et Karine Floquet

Maïs

Demande italienne et espagnole

Les cours du maïs sur Euronext n’ont évolué sur l’échéance mars entre le 28 janvier et le 4 février 2026, alors qu’ils ont progressé de 3 €/t sur la période février-mars en rendu Rouen, sa place de référence sur le marché physique français. Comme pour le blé tendre, ce sont les ports qui focalisent l’activité cette semaine. Les fabricants d’aliments pour animaux bretons sont également aux achats, pour des petites affaires de compléments. Dans le Sud-Est, les Italiens sont présents, sur de petits volumes. La nutrition animale espagnole achète de l’origine Sud-Ouest. On commence à parler prix en nouvelle récolte mais sans les marquer. Les prix du maïs (aux alentours de 200 €/t) seraient supérieur de 5 €/t à celui du blé fourrager sur la période estivale, ce qui pourrait conduire à l’éviction de la graine jaune des formulations.

Sur le CBOT, les cours du maïs états-unien ont reculé, perdant 0,50 cts$/t sur l’échéance mars. Le rythme des exportations états-uniennes demeurent cependant à un bon niveau. Les origines Etats-Unis sont nettement concurrencées par l’origine Argentine qui propose des meilleurs prix pour les livraisons de printemps.

Au Brésil, la moisson de la première récolte progresse normalement, et les semis de la safrinha se révèlent légèrement en avance sur ceux de l’an passé, d’après AgRural. Le cabinet relève également sa prévision de production pour la safrinha, à 560 000 t.

En Argentine, les pluies devraient apporter du soulagement aux cultures de maïs. La Bourse de Buenos Aires a bien dégradé les conditions de culture de la graine jaune, mais les volumes importants attendus de la part du Brésil tempèrent l’inquiétude quant aux disponibilités mondiales.

En Ukraine, les exportations de maïs semblent finalement se ressaisir : le Club ukrainien d’agribusiness estime ainsi les flux de la graine jaune en partance d’Ukraine à 3,4 Mt en janvier, soit 400 000 t de plus qu’en décembre.

Orge fourragère

Activité de fonds de tiroirs

En orge fourragère, les prix sur le marché physique français ont grimpé entre le 28 janvier et le 4 février 2026, gagant 3,50 €/t sur la période février-mars en rendu Rouen, sa place de référence. L’activité est globalement calme, en raison de la faiblesse de l’offre. La nutrition animale bretonne opère quelques achats de compléments. Dans le Sud-Est, les vendeurs sont présents sur l’ancienne récolte mais sans susciter l’intérêt des acheteurs. Ces derniers questionnent les organismes stockeurs sur la prochaine campagne, notamment sur la période juillet-août, sans pour autant passer aux achats. Acheteurs et vendeurs ne savent pas sur quel pied danser, les uns comme les autres demeurant attentistes.

Orge de brasserie

Raffermissement

Les cotations d’orge de brasserie sur le marché physique français ont gagné 2 €/t en moyenne sur les récoltes 2025 et 2026 entre le 28 janvier et le 4 février 2026, en Faro comme en Planet. Le marché reste demandeur. Cependant, les affaires ne se concrétisent pas, l'écart de prix entre acheteurs et vendeurs étant important.

Blé dur

Électrocardiogramme plat

Les prix du blé dur sur le marché physique français n'ont pas évolué entre le 28 janvier et le 4 février 2026. L'activité est inexistante.

Céréales secondaires

Renchérissement du triticale

Le triticale suit une tendance haussière (entre +2 €/t et +5 €/t) entre le 28 janvier et le 4 février 2026. Les prix des autres céréales secondaires n'ont pas évolué sur la semaine.

On note quelques affaires en avoine, blanche notamment en départ Marne, et en triticale. Le marché est très calme par ailleurs par manque de marchandises.

Sucre

Les prix du sucre encore en baisse à l’annonce de surplus mondiaux importants

Les prix du sucre brut ont encore reculé pour la période allant du 26 janvier au 2 février (- 0,53 cts$/livre, à 13,94 cts$/livre), repassant ainsi sous les 14 cts$/livre, tout comme ceux du sucre raffiné (- 8,60 $/t, à 407,20 $/t). Les publications d’organismes privés d’analyses, après celles des institutions comme l’USDA ou la FAO), montrent toutes des volumes de surplus de fin de campagnes solides au niveau mondial : 2,74 Mt pour 2025/2026 et 156 000 t, pour le moment, pour 2026/2027 selon Green Pool Commodity Specialists ; 2,9 Mt pour 2025/2026 selon StoneX, pesant fortement à la baisse sur les prix du sucre en général. 

En France, la Confédération générale des planteurs de betteraves à sucre, qui vient de réélire Franck Sander à sa présidence, « soutient pleinement » le dépôt d’une nouvelle proposition de loi du sénateur Laurent Duplomb visant à réautoriser, de manière strictement encadrée dans le temps et pour des cultures ciblées (dont la betterave sucrière), l’utilisation de deux molécules insecticides (l’acétamipride et la flupyradifurone).

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Rapport Wasde de l’USDA le 10 février.
  • Evolution de la météorologie en raison des grands froids en Russie et Ukraine notamment.
  • Reprise des publications Céré’Obs de FranceAgrimer le 12 février.
  • Conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer le 11 février.
  • Evolutions du pétrole.
  • La compétitivité du blé argentin face aux autres origines.

Maïs

  • Rapport Conab au Brésil le 12 février.
  • Logistique au départ de l’Ukraine.
  • Météorologie en Amérique latine, notamment en Argentine et au Brésil.
  • Semis de la safrinha brésilienne.

Orge

  • Paire euro-dollar qui favorise, ou pas, les exportations européennes.
  • Évolution des prix sur la nouvelle campagne.

Thierry Michel

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