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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 25 juin au 2 juillet 2025 - La bonne moisson 2025 à venir sur le continent européen pèse sur les prix du blé

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 25 juin et le 2 juillet 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

Image de céréales et courbes d'évolution de prix, générée par l'IA.
© Généré par l'IA

Les cours du blé meunier ont cédé 1,25 €/t sur l’échéance décembre d’Euronext entre le 26 juin et le 2 juillet, tandis qu’ils restaient quasi stables sur l’échéance septembre. La progression de la paire euro-dollar continue de pénaliser les céréales européennes à l’exportation. Mais ce sont surtout les très bonnes perspectives de récolte dans l’Union européenne et en Russie qui jouent sur les prix du blé. Les cotations russes ont même reculé sur la semaine, tandis que la récolte s’annonce prometteuse.

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Aux États-Unis, les cours ont progressé sur toutes les places de marché. La faiblesse du dollar favorise la compétitivité de l’origine états-unienne. La moisson est maintenant achevée à 37 % à l’échelle fédérale. Le rapport trimestriel de l’USDA sur les stocks de blé, estimés au-dessus de l’an passé, a cependant freiné la hausse des cours.

Sur le marché physique français, on constate un peu d’activité sur La Pallice, mais la demande des fabricants d’aliments pour animaux est ténue. Les vendeurs ne se pressent pas, vu l’écart de 10 €/t entre les échéances septembre et décembre. Il y a un peu d’activité en blé fourrager à destination de la Belgique et de la Hollande, mais à des niveaux d’intérêt relativement bas.

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Les premières coupes de blé sont satisfaisantes, avec des rendements proches voire supérieurs à la moyenne quinquennale, des poids spécifiques (PS) très élevés et des taux de protéines (TP) proches des 12 % en moyenne à l’exception des zones où le rendement est élevé. On constate cependant un décrochage sur les taux protéiques occasionnant des décotes de 9 à 8 € selon TP et le PS dans les parcelles situées au nord des Charentes et au sud de la Loire, qui partiront en blé fourrager pour l’export UE. La meunerie est peu présente.

Vu les bonnes qualités, le prix du blé fourrager risque d’être au niveau du meunier cette campagne.

Le manque de cales se fait sentir sur les bassins de la Seine et de l'Oise

 Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n'ont pas évolué entre le 25 juin et le 2 juillet. La moisson d’orge bat son plein, et celle de blé tendre a démarré en avance de quinze jours par rapport aux pronostics. Sur l’hinterland du port de Rouen, les premiers résultats de récoltes font état de bons rendements et de bons PS. Ces derniers sont supérieurs de 2 points par rapport à la moyenne quinquennale (2019-2023) en blé comme en orge, avoisinant respectivement les 80 kg/hl et 78 kg/hl. Les premiers dégagements s’effectuent sur les terminaux portuaires rouennais. Cependant, des voyages n’ont pu être honorés en respectant les dates d’exécution demandées par les chargeurs, faute de cale suffisante sur les bassins de la Seine et de l’Oise. L'exportation sur l'intracommunautaire se maintient à des niveaux faibles. 

Surcoûts de 60 % à 70 % pour cause de basses eaux sur le Rhin.

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué, cette semaine. Mais le niveau du fleuve continue de baisser régulièrement, faute de pluies. La situation devient préoccupante, avec des majorations liées aux basses eaux comprises entre 60 % et 70 %.

Adèle d'Humières

 

Maïs

Les cours rebondissent malgré la récolte abondante

Les prix du maïs ont gagné 4,5 €/t sur l’échéance août et 1 €/t sur la nouvelle récolte sur Euronext entre le 26 juin et le 2 juillet.  Les températures élevées et le manque de précipitations en France ont conduit FranceAgriMer à réviser en baisse de 2 points les conditions de culture bonnes à excellentes du maïs grain, ce qui a occasionné une petite hausse sur les marchés à terme. Des interrogations commencent à poindre sur un éventuel recul des surfaces en mer Noire. Quelques couvertures sont réalisées sur les mois d’été. Les fabricants d’aliments sont en demande sur la nouvelle campagne, mais les agriculteurs ne préfèrent pas s’engager à la vente. Les primes ont ainsi gagné quelques euros.

Aux États-Unis, la dégringolade des prix a pris une pause et les cours se sont appréciés avec le rapport trimestriel de l’USDA qui a à la surprise générale revu en baisse les surfaces de maïs. L’offre internationale s’annonce tout de même pléthorique, que ce soit dans le pays de l’Oncle Sam ou au Brésil.

Orge fourragère

Excellents résultats pour la moisson

Comme en blé, la récolte est très satisfaisante en orge, que ce soit du côté des PS avec des orges lourdes à 68-70 kg/hL cette année, en rendement ou protéine. Le taux d’orgettes serait divisé par deux dans l’Est par rapport à l’an passé. L’intérêt des fabricants d’aliments est limité vu l’écart trop faible avec le blé mais est tout de même présent vu les très bonnes qualités. Les primes portuaires remontent avec la baisse du MATIF.

Orge de brasserie

Cours en retrait

En orge de brasserie, les prix sur la récolte 2025 ont de nouveau reculé entre le 25 juin et le 2 juillet, de façon plus marquée en variété d’hiver (-5 €/t à -10 €/t) qu’en variété de printemps (-5 €/t). Si la belle récolte en cours pèse sur les cotations de l’orge d’hiver, les inquiétudes persistent sur le potentiel de production de l’orge de printemps. La récolte des parcelles de variétés d'orge de printemps semées en automne (qui représentent 10 % des emblavements d'orge brassicole en Champagne, mais 0 % en Lorraine) débute dans le sud de Paris et en Charente, avec des résultats quantitatifs et qualitatifs comparables ceux des variétés d'orge d'hiver. En récolte 2026, les cotations ont progressé d'une semaine sur l'autre, gagnant 10 €/t toutes variétés confondues.

Blé dur

Réveil de la demande

Les qualités de blé dur s’annoncent plutôt bonnes tant en PS qu’en rendements ; seuls les taux protéiques sont un peu faibles avec une moyenne à 12,8 % sur le Sud-Ouest. On rapporte un peu de demande à l’exportation mais des problèmes de transport par camion freinent les affaires. La semoulerie commence à arriver aux achats.

Céréales secondaires

Cotations nouvelle récolte

Les prix de l'avoine blanche sont cotés à 190 €/t en départ Marne et 195 €/t sur la Côte-d'Or. Les vendeurs comme les acheteurs sont difficiles à trouver. Le prix de l’avoine noire en rendu Pontivy-Guingamp est à 200 €/t. L'avoine noire n'est pas encore cotée sur la nouvelle récolte en départ Marne. Les prix du triticale en départ s'échelonnent entre 164 et 177 €/t. Le seigle est toujours incoté pour le moment.

Sucre

Baisse généralisée des cours

Les prix du sucre ont reflué pendant la semaine écoulée en sucre brut et raffiné. Ce lundi, Czarnikov a annoncé un surplus mondial de 7,5 Mt pour la campagne 2025-2026, soit le plus important potentiellement sur les huit dernières années. Face à une offre qui s’annonce abondante, la demande mondiale pourrait ne pas absorber cette augmentation de production, d’où une certaine pression à la baisse sur les prix. Le rapport de l’USDA, paru le 22 mai, fait état en matière de production mondiale d’un volume atteignant 189,3 Mt pour 2025-2026, une hausse de 8,6 Mt, en raison de bonnes productions en Inde et au Brésil.

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Qualités et rendements de la moisson 2025 en France, bons pour le moment.
  • Taux protéiques en Charente et au sud de la Loire, insuffisants sur le début de la récolte.
  • Demande sur le Nord communautaire en blé fourrager ?
  • Absence de demandes italienne et espagnole.
  • Rapport du CIC sur les bilans mondiaux à paraître le 17 juillet.

Orges

  • État des orges de printemps en France.
  • Retour de la Chine aux achats ?
  • Taux de protéine en orge brassicole.

Maïs

  • Impact des fortes chaleurs et du manque de précipitations en France.
  • Baisse des surfaces en mer Noire ?
  • Lourdeur du bilan mondial.
  • Rapport USDA sur l’offre et la demande mondiales à paraître le 11 juillet.

Adèle d'Humières

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