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COT'Hebdo Céréales et sucre
Marché des céréales et du sucre du 22 au 30 décembre 2025 - Les prix du blé et du maïs ont progressé en France mais reculé aux Etats-Unis

L’évolution hebdomadaire des prix des céréales (blé tendre, blé dur, orge fourragère, orge de brasserie, maïs et autres céréales secondaires) et du sucre, ainsi que des coûts du fret fluvial, sur le marché physique français entre le 22 et le 30 décembre 2025, expliquée par La Dépêche Le Petit meunier.

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Avis : en raison des fêtes de fin d'année, les évolutions de prix et les tendances sont données, cette semaine, pour la période du lundi 22 au lundi 30 décembre 2025 (retour de la période normale lors de la première publication de janvier).

Les cours du blé tendre sur Euronext ont progressé de 1,50 €/t sur l'échéance mars entre le 22 et le 30 décembre. Sur le marché physique français, le prix du blé meunier en rendu Rouen, sa place de référence, a grimpé de 2 €/t sur la période janvier-mars d'une semaine sur l'autre, dans le sillage du marché à terme européen. Le contrat blé sur le CBOT a quant à lui reculé, perdant 4,75 cts$/t sur l'échéance mars. 

En cette semaine tronquée par le pont de Noël, l'activité sur les marchés à terme comme sur le marché physique a été morose. 

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En termes de fondamentaux, on notera l'estimation de la production de blé en Argentine comprise entre 27,1 Mt et 27,7 Mt, selon deux analystes locaux. Par ailleurs, les exportations hebdomadaires états-uniennes se sont révélées au dessus des attentes des opérateurs sur la semaine se terminant le 25 décembre. La demande en blé états-unien profite encore du dynamisme de la demande mondiale, dans l'attente de la récolte argentine qui s'annonce pléthorique.

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Côté géopolitique, l'annonce par Donald Trump de l'imminence d'un accord de paix entre la Russie et l'Ukraine a pesé sur les cours à Chicago, ce lundi. Cependant, les attaques répétées des Russes sur les navires en mer Noire et sur les infrastructures portuaires ukrainiennes augmentent la prime de risque en termes de fret maritime et limitent fortement les exportations de grains en provenance d’Ukraine. « Ces dernières semaines, les ports ont fonctionné à 20-25 % de leur capacité, et aujourd'hui, cela est probablement encore plus faible », estime StoneX. 

Bonne tenue de l'activité fluviale sur le port de Rouen

Sur le bassin de la Seine, les prix du fret fluvial n'ont pas évolué entre le 23 et le 30 décembre. Sur le port du Rouen, l'activité s'est calmé en raison de la fermeture des coopératives pour les fêtes de fin d'année. Selon les dernières informations de terrain disponibles, le mois de janvier s'annonce calme en terme de dégagement portuaire. Mais on n'est pas à l'abri d'une surprise, sur un marché de plus en plus en proie aux aléas géopolitiques. Sur l’intracommunautaire, la tendance est identique.

Instauration d'une majoration de 30 % pour cause de basses eaux sur le Rhin

Sur le Rhin, les prix de base du transport par la voie d’eau n’ont pas évolué d’une semaine sur l’autre. Une majoration des taux de fret fluvial de 30 % en moyenne a été instaurée pour cause de basses eaux afin de pallier les moindres tonnages transportés. Pour l'heure, la navigation demeure possible.

La rédaction

Maïs

Nouvelle hausse des prix en France

Les cours du maïs tendre sur Euronext ont progressé de 1 €/t sur l'échéance mars entre le 22 et le 30 décembre. Sur le marché physique français, le prix du maïs en rendu Bordeaux, sa place de référence, a grimpé de 1 €/t sur la période décembre-mars d'une semaine sur l'autre, dans le sillage du marché à terme européen. En cette semaine tronquée par le pont de Noël, l'activité sur les marchés à terme comme sur le marché physique a été morose. 

Le contrat maïs sur le CBOT a quant à lui reculé, perdant 6,50 cts$/t sur l'échéance mars. Cependant, les exportations hebdomadaires états-uniennes se sont révélées au dessus des attentes des opérateurs sur la semaine se terminant le 25 décembre. La demande en maïs états-unien profite encore du dynamisme de la demande mondiale, dans l'attente des récoltes sud-américaine.

Orge fourragère

Marché calme

Sur le marché physique français, le prix de l'orge fourragère en rendu Rouen, sa place de référence, a grimpé de 2 €/t sur la période décembre-mars d'une semaine sur l'autre, dans le sillage du blé tendre. 

En cette semaine tronquée par le pont de Noël, l'activité sur le marché physique a été morose. 

Orge de brasserie

Fermeture de six sites de Boortmalt

En orge de brasserie, les prix sur le marché physique français ont de nouveau reculé entre le 10 et le 17 décembre, perdant encore quelques euros la tonne. Le marché s’est révélé plutôt vendeur. Après l'annonce la semaine dernière de la fermeture définitive des deux dernières malteries du groupe Soufflet en Allemagne, c'est au tour de Boortmalt du groupe Axéréal de fermer définitivement quatre sites (en arrêt d'activité depuis quelques mois), deux dans l'Union européenne et deux en Australie, et de fermer provisoirement sa malterie hongroise. Dans l’Est de la France, on rapporte des déclassements d’orge d’hiver en fourragère. Les agriculteurs commencent à vendre aux fabricants d’aliment.

Blé dur

Cours stables

Les prix du blé dur sont demeurés stables entre le 22 et le 30 décembre.  

En cette semaine tronquée par le pont de Noël, l'activité sur le marché physique a été morose. 

Céréales secondaires

Des affaires en sorgho

Le prix du triticale en départ Rhône-Alpes a gagné 1 €/t entre le 22 et le 30 décembre, celui du sorgho 0,50 €/t. 

En cette semaine tronquée par le pont de Noël, l'activité sur le marché physique a été morose. 

Sucre

Les prix du sucre ont repris le chemin de la baisse

Les prix du sucre brut ont repris le chemin de la baisse, pour la semaine allant du 12 décembre au 19 décembre 2025, après une légère hausse la semaine précédente (- 0,26 cts$/livre, à 14,56 cts$/livre) tout comme ceux du sucre raffiné (- 4,25 $/t, à 423,55 $/t). On a même failli atteindre les 414 $/t en sucre raffiné le 18 décembre. Même si la semaine a été baissière, un mouvement de hausse a eu lieu vendredi 19 en raison d’opérations de couverture courte dans le contexte de clôture de positions par les fonds en vue des fêtes de fin d’année. Les fondamentaux continuent cependant de dominer le marché, avec de nouvelles prévisions à la hausse pour les exportations et la production (notamment sur la période 1er octobre – 15 décembre, avec une hausse de 28 % par rapport à la même période de l’an passé) de sucre indien. Le secrétaire d’Etat à l’alimentation du pays a annoncé que le gouvernement pourrait autoriser un quota supplémentaire de disponibilité à l’exportation pour éviter un étranglement du marché local. En France, l’interprofession betterave sucre, l’AIBS, a indiqué que les dernières négociations sur le Mercosur n’étaient pas de nature à protéger la filière hexagonale.

La rédaction

À surveiller

Blé tendre

  • Activité sur les différentes places portuaires françaises, au ralenti actuellement.
  • Rétention de marchandises de la part des agriculteurs en France et en Europe, moins marquée.
  • Compétitivité de l'Argentine vers la zone MENA et la Chine.
  • Poursuite des achats par le meunerie sur la récolte 2026.

Maïs

  • Retour du maïs en formulation en nutrition animale.
  • Essoufflement de la demande à l'exportation en France.
  • Progression des épizooties en élevage.
  • Concurrence du blé fourrager argentin pour le maïs états-unien.

Orge

  • Concurrence de l'orge allemande pour l'orge française.
  • Déclassements d'orge d'hiver brassicole en fourragère.
  • Contexte économique difficile pour la malterie, avec un marché mondial de la bière en berne.

Karine Floquet

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