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Formation / Polytech'Paris-UPMC
L’école d’ingénieurs renforce ses moyens technologiques

Le projet de laboratoire technique au service des étudiants et des professionnels se concrétise

VOTRE HEBDOMADAIRE, La Dépêche-Le Petit Meunier a ouvert ces deux dernières semaines ses colonnes aux élèves ingénieurs de 2e année de la spécialisation agroalimentaire de l’école Polytech’Paris-UPMC (cf. Les élèves ingénieurs prennent la plume…), basée à Jussieu. L’occasion de faire le point sur les dernières évolutions de cette formation, traditionnelle pourvoyeuse de collaborateurs pour les entreprises de notre filière céréalière. Montée en puissance du plateau technique et mise en place d’une formation préparatoire, accessible à la sortie du Lycée, font l’actualité de l’école.

L’atelier Baking, outil de recherche
     S’inscrivant dans le programme pédagogique du cursus, le projet de plateau technique prend forme à Massy sur le site de l’école d’ingénieurs en agroalimentaire Agro-Polytech’, liée par convention à Polytech’Paris-UPMC.
    Cette plateforme permet, dans le cadre des travaux pratiques, d’aborder la question de la texture, de l’analyse sensorielle et surtout de fabriquer des produits finis, grâce à l’atelier Baking. « Nous pouvons ainsi étudier des sujets transversaux en lien avec la production, avec des approches en matière d’hygiène et sécurité par exemple. Nous sommes surtout en mesure d’assurer de petites productions », alors qu’avant il fallait se contenter de réaliser des opérations unitaires, explique Philippe Roussel, codirecteur des études. Le matériel est équipé d’un maximum d’instruments de mesure, permettant de mettre en parallèle les résultats analytiques sur les matières premières et ceux relevés durant la fabrication. « Nous disposons, par exemple, de toute une batterie de pétrins capables d’évaluer le travail de la pâte par la mesure de son échauffement », détaille le professeur. « Une évolution importante qui permet de faire le lien entre le laboratoire et le process. » Un progrès en ligne avec l’ambition de la formation –et sa spécialité– qui est d’appréhender la filière céréalière dans son ensemble, en partant de la plante pour étudier tous les déterminants qui feront un produit fini de qualité.
    La plateforme permettra également de mener des travaux de recherche. De premières études ont d’ailleurs « démarré sur des produits biscuitiers ». Les professionnels souhaitant mener des projets de R&D pourront aussi accéder à ces installations. Pour piloter le tout, « nous allons recruter un enseignant/chercheur sur les produits agroalimentaires qui travaillera pour les deux écoles partenaires. C’est un projet en gestation depuis près de trois ans qui se concrétise », se réjouit Philippe Roussel.

Un parcours préparatoire ouvert aux bacheliers   
    Seconde grande évolution pour la formation : le lancement d’un parcours préparatoire (PEIP-Bio) destiné à la formation d’ingénieurs Agroalimentaire, accessible après le Bac. Le recrutement ne se faisait jusqu’alors qu’à partir de Bac+2. Le parcours préparatoire du réseau Polytech propose deux orientations : Math-Physique-Chimie ou Biologie. « Contrairement à une prépa intégrée, il n’y a pas le couperet du concours ! », insiste Philippe Roussel. Les vingt étudiants qui ont intégré la formation à la rentrée 2010 pourront dans deux ans, s’ils obtiennent une moyenne supérieure à 12/20, choisir l’une des spécialités Agroalimentaire ou Biotechnologie du réseau Polytech’ (qui regroupe 12 écoles d’ingénieurs en université avec différentes spécialités). Entre 10 et 12/20, ils ont la possibilité de s’inscrire en licence, et s’ils n’atteignent pas la moyenne, ils peuvent redoubler pour valider les modules non obtenus. « En postulant au PEIP, les étudiants ont donc une assurance de pouvoir accéder à un Bac+5 ! » Ce nouveau canal de recrutement va venir grossir le flux de candidats pour la spécialité Agroalimentaire de Polytech’Paris-UPMC, dont les effectifs vont être rehaussés, pour passer de promotions d’une vingtaine d’étudiants à une trentaine voire quarantaine d’ici deux ans.

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