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Le Caire réétudie le critère humidité des blés tendres

Les autorités égyptiennes ont indiqué cette semaine avoir engagé une réflexion sur le critère de l'humidité des blés. La norme définissant le blé tendre est actuellement de 13 % dans le pays. Si ce critère faisait l'objet par le passé de dérogations sur certains contrats, les autorités ont décidé, début février, de ne plus y recourir. Il est dès lors plus difficile pour les blés français de trouver leur place parmi les origines retenues dans le cadre des appels d'offres du Gasc.

Des délais et une issue incertains

Le Caire a donc indiqué étudier la pertinence de remonter le taux d'humidité définissant le blé à 13,5 %. Mais à quelle échéance ? S'il n'est pas exclu que l'administration égyptienne fasse preuve de célérité sur ce dossier, une modification normative, qui comprend une dimension institutionnelle, est susceptible de prendre du temps. La potentielle révision devrait notamment passer par la consultation des différentes parties prenantes. Principaux concernés, les meuniers préfèrent, en toute logique, travailler des blés les plus secs possible.

La teneur en eau de 13 % est définie par norme, en Égypte.

L'humidité moyenne de la collecte française de blé tendre 2013 étant de 13,5 %, coller au cahier des charges égyptien supposerait « un tri, voire un séchage des lots, synonymes de surcoût », soulignait le directeur de France Export Céréales, François Gâtel, lors d'un précédent entretien. Un paramètre pesant sur la compétitivité des blés français. Le dernier appel d'offres lancé par Le Caire s'est d'ailleurs soldé, la semaine passée, par une commande de 295.000 t de blés russes et roumains.

 

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