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Alimentation du bétail
La grippe aviaire plombe la nutrition animale dans le Sud-Ouest

La production d’aliments pour animaux a souffert dans le sud ouest l’an dernier avec l’influenza aviaire. La zone de l’association So’fab a ainsi perdu 2,9 % en volume mais elle montre des signes positifs en porc et en ovins/caprins.

De gauche à droite : Pascal Pringault (membre fondateur de So'fab), Aurelien Simbélie (président de l’association So'fab), et Jean-Louis Zwick (vice président de So'fab)
© Yanne Boloh

Les 23 fabricants d’aliments pour animaux de la zone So’fab (Nouvelle Aquitaine, Occitanie) ont enregistré une perte de volume de 2,9 % sur l’année 2021 quand la France était à -1 % explique Aurélien Simbélie, président de l’association créée en 2015 qui pèse 15 % des volumes nationaux. « Mais sur la campagne céréalière, le recul est plus proche de celui de l’ensemble de la France », complète-t-il. Entre juillet 2021 et février 2022, la zone So’fab a effet moins reculé avec - 1,7 % quand la France perd 1,6 %.

L’an passé, ce sont les volailles du sud ouest qui se sont le plus érodées avec l’influenza aviaire. Cette année, même si certains de ses départements sont encore touchés, ce sont surtout les zones Vendée et Bretagne qui souffrent alors qu’elles étaient indemnes lors des précédents épisodes. « l’Influenza aviaire incite les opérateurs à l’humilité car tout le monde peut être touché », souligne Jean-Louis Zwyck. La maladie touche ainsi des zones ou se concentrent une bonne part des reproducteurs, une inquiétude de plus pour les filières avicoles.

En recul de 120 000 t en 2O21, la production d’aliments pour volailles de chair est la plus touchée dans le sud ouest, (surtout les palmipèdes avec -19 % et les poulets de chair avec -4,9 %) mais les productions d’aliments pour bovins sont également en recul (-10 000 t). Par contre, la zone So’fab gagne encore du volume en ovins/caprins (+30 000 t) ce qui la place largement en tête au niveau national (53 % de la production française) et elle se reprend en porcs (+20 900 t) comme en pondeuses (+5 %).

La situation des marchés des matières premières arrive en tête des inquiétudes des fabricants d’aliments pour animaux même si la zone sud ouest affiche trois nouveaux investissements en trituration de graines oléagineuses (doublement de la capacité de Sojalim à 50 000 t, investissements chez Maïsadour et RAGT).

So’fab travaille collectivement sur de nombreux dossiers comme le dépannage entre adhérents

La convention de dépannage lancée en 2015 par la So’fab vise à assurer la continuité des livraisons en élevage en cas d’usine en panne ou empêchée de produire, que ce soit suite à un accident (incendie par exemple) ou une cyberattaque, comme ce fut le cas dans le groupe Sanders. Il faut absolument livrer les élevages car il est vital de nourrir les animaux. La convention fixe les prestations et les prix de fabrication pour le compte de l’adhérent empêché. La So’fab vient d’en actualiser les conditions qui doivent en effet intégrer les éléments de conjoncture que ce soit le coût de l’énergie ou le besoin de reformulation quand les approvisionnements sont impossibles.
L’association a également désormais instauré une demande collective de dérogation pour la circulation des camions de livraison en élevage durant les week-ends estivaux.
Elle soutient par ailleurs les dossiers nationaux, que ce soit la signature de la charte de lutte contre la déforestation importée de Duralim ou le projet d’une filière de collecte et de recyclage des emballages d’aliments pour animaux, lancée par l’Afca-Cial, La Coopération agricole Nutrition animale et le Snia.

 

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