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Evolution comparative des cours du MAÏS sur la période septembre-novembre

HANDICAPE. Le maïs se négocie en 2005/2006 à des niveaux biens supérieurs à ceux de 2004/2005. En effet, début septembre, le départ Eure-et-Loir se situe à 111,4 E/t contre 105,9 E/t en 2004. Une situation liée à la baisse de production en France, mais également dans les pays du sud de l’UE. Les consommateurs espagnols se sont en effet massivement couverts durant l’été faisant grimper les cours sur l’AR et permettant aux prix de la NR de démarrer sur des niveaux élevés. Mais une fois la demande ibérique couverte, l’intérêt acheteur s’est révélé peu présent.

Le frein de la grippe aviaire

Sur l’intérieur, les opérateurs restent en retrait tant que le profil de la cuvée 2005 n’est pas identifié. Mais la récolte tend à tirer en longueur et les cours évoluent de manière irrégulière au fil de l’arrivée des différents résultats de culture. Le marché ne s’anime alors, en septembre, que d’affaires de dégagements. Le niveau de production se révèle finalement moins catastrophique que prévu, en particulier au nord de la Loire, et les cours tendent à se replier. En départ Eure-et-Loir, ils glissent à 110,3 E/t début novembre, contre 114,3 E/t un mois plus tôt.

La demande des Fab reste peu pressante. En effet, le secteur de la nutrition animale, déjà marqué par une activité en net recul depuis plusieurs campagnes, doit cette année faire face à un nouveau fléau : l’épidémie de peste aviaire. Les volailles sont d’importantes consommatrices de maïs. Les inquiétudes liées à la progression de la maladie conduisent les fabricants d’aliments à réviser leurs formules pour freiner la vitesse d’engraissement des animaux. De plus, la baisse de consommation de volailles a conduit les éleveurs à retarder leurs mises en place. Ces incertitudes incitent les Fab à rester prudents dans la gestion de leurs approvisionnements.

Sur l’intracommunautaire, l’origine française bénéficie, dans un premier temps, du retard pris par la récolte en Hongrie. Les consommateurs du nord de l’UE tendent alors à se détourner de cette origine d’autant que le phénomène de basses eaux sur la Moselle, le Rhin et le Danube vient ensuite freiner l’arrivée de la marchandise hongroise. Le hic, c’est qu’il entrave aussi les expéditions françaises. Ces problèmes logistiques limitent donc les affaires vers le nord de l’UE et se soldent par une hausse des cours sur la façade Est. Avec des prix assez élevés (114,6 E/t, fin novembre 2005, contre 102,2 E/t en 2004), le maïs perd rapidement sa compétitivité vis-à-vis des blés fourragers. Privée d’un de ses importants débouchés, la Hongrie, grande concurrente sur le marché européen, alimente généreusement l’intervention…

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