Ciblage des soutiens à l'export

C'est une nouvelle stratégie que l'État grave dans le marbre concernant la conquête, ou plutôt la reconquête, des parts de marchés à l'international pour l'agroalimentaire. Il fait désormais le choix d'accompagner plus particulièrement les entreprises les mieux armées pour réussir, en leur apportant davantage de temps et d'attention (cf. p 4). Le ministre délégué à l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, et la ministre du Commerce extérieur, Nicole Bricq, ont en effet annoncé avoir sélectionné 250 PME et ETI, pour leur réserver un accompagnement VIP… Les budgets n'auraient néanmoins pas été rehaussés. Jusqu'il y a peu, le soutien, bien qu'important en termes des moyens, était dispersé et surtout limité de six mois à un an. Résultat : sur 10 entreprises se lançant à l'exportation, seules 3 poursuivaient l'aventure plus d'un an, souligne une enquête de la CCI d'île-de-France, diffusée fin décembre et commentée par Les Échos. Désormais les équipes d'Ubifrance assurent sélectionner les opérateurs selon la motivation de leurs managers et la pertinence de leur offre pour le marché international. Pour ceux qui se sentent une âme conquérante mais hésitent à se lancer, l'agence vient par ailleurs de sortir son guide “Où exporter en 2014 ?”, scannant les évolutions du marché agroalimentaire mondial et les opportunités de 28 marchés cibles, et précisant la meilleure manière de les aborder.