Céréales et oléoprotéagineux bio : acheteurs et vendeurs peinent à s’accorder sur les prix
Le marché du bio demeure attentiste en cette période de l’année. Quelques vendeurs proposent encore de petits volumes de grains de l’ancienne récolte, alors que les acheteurs restent peu nombreux. Ces derniers commencent toutefois à se positionner sur la récolte 2026 afin de sécuriser quelques lots, dans un environnement toujours peu vendeur.
Le marché du bio demeure attentiste en cette période de l’année. Quelques vendeurs proposent encore de petits volumes de grains de l’ancienne récolte, alors que les acheteurs restent peu nombreux. Ces derniers commencent toutefois à se positionner sur la récolte 2026 afin de sécuriser quelques lots, dans un environnement toujours peu vendeur.
Les bonnes conditions climatiques observées jusqu’à présent ont permis un développement satisfaisant des céréales d’hiver, dont les rendements et la qualité ne devraient pas être significativement affectés par la vague de chaleur de fin mai. Seules les zones aux faibles capacités de rétention des sols suscitent quelques interrogations. Certains opérateurs anticipent par ailleurs une légère précocité des moissons, notamment pour les orges d’hiver du Sud, dont les premières récoltes pourraient débuter avant le 15 juin.
Des échanges encore limités
Les acteurs du marché bio estiment globalement que l’offre en nouvelle récolte permettra de couvrir les besoins de la demande. Malgré ces perspectives favorables, les échanges restent limités. Les vendeurs demeurent peu enclins à revoir leurs prétentions tarifaires à la baisse, tandis que les acheteurs anticipent un assouplissement des prix à l’approche des récoltes. Dans ce contexte encore peu lisible, les écarts entre prix acheteurs et vendeurs continuent de freiner les transactions.
Les prix proposés sur la récolte 2026 en blé meunier, blé fourrager, orge de mouture et triticale restent proches des dernières références observées en ancienne récolte 2025. Les stocks résiduels de blé meunier bio ont été relativement bien absorbés grâce à une dynamique export soutenue vers le Benelux en avril et mai. Quelques excédents demeurent toutefois attendus en orge, notamment en qualité brassicole, ce qui pourrait peser sur les niveaux de valorisation en nouvelle récolte.
Du côté des oléoprotéagineux, les opérateurs signalent toujours des stocks excédentaires en féverole qui peinent à trouver preneur. Quelques opérations ont néanmoins été rapportées en colza et tournesol oléique. Les anticipations de récoltes généreuses en colza, associées à de bonnes conditions d’implantation du tournesol, entretiennent une orientation plus baissière des prix en nouvelle récolte.