Alimentation animale : baisse de près de 4 % des fabrications d'aliments en janvier
Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France s’est replié en janvier 2026 par rapport à décembre 2025 et janvier 2025. L’indice des prix des matières premières entrant dans l’alimentation animale (IPAA), calculé par La Dépêche le petit meunier, montre que la tendance haussière depuis le début de l'année.
Le tonnage d’aliments pour animaux produit en France s’est replié en janvier 2026 par rapport à décembre 2025 et janvier 2025. L’indice des prix des matières premières entrant dans l’alimentation animale (IPAA), calculé par La Dépêche le petit meunier, montre que la tendance haussière depuis le début de l'année.
Les fabrications d’aliments pour animaux en France ont reculé de 63 200 t entre décembre 2025 et janvier 2026, passant de 1 678 900 t à 1 615 700 t, soit une baisse de 3,76 % d’un mois sur l’autre, selon les dernières statistiques publiées le 27 mars, conjointement par le Syndicat national de l’industrie de l’alimentation animale (Snia) et La Coopération agricole Nutrition animale (LCA NA).
Ce repli est le fait de l’ensemble des principaux segments de production. Les volumes d’aliments pour volailles se replient ainsi de 4,25 % à 653 500 t (-29 000 t), ceux pour porcins de 6,47 % à 340 900 t (-23 600 t) et ceux pour bovins/ovins/caprins (mash compris) de 1,89 % à 553 400 t (-10 700 t).
Cette baisse de tonnage en janvier 2026 vient après la nette hausse enregistrée en décembre 2025, de 13,10 % par rapport à novembre 2025 (et ses 1 484 400 t).
Après une hausse d’un an sur l’autre en décembre, les tonnages repartent à la baisse
D’une année sur l’autre, les fabrications d’aliments pour animaux en France sont également en repli, en baisse de 4,9 % entre janvier 2025 et janvier 2026. Dans le détail, les tonnages sur le segment volailles régressent de 6,8 %, ceux en porcins de 5,6 %, ceux en bovins (mash compris) de 2,3 % et ceux en ovins/caprins (mash compris) de 2,3 %.
Le mois de décembre, en revanche, avait marqué une nette progression d’un an sur l’autre, avec +5,1 % entre décembre 2024 et décembre 2025. Dans le détail, les tonnages sur le segment volailles avait crû de 3,7 %, ceux en porcins de 1,4 %, ceux en bovins de 9 % et ceux en ovins/caprins de 6,6 % et ceux du mash de 12,4 %.
La croissance des fabrications d’aliments pour animaux ralentit en glissement annuel
En glissement annuel, les fabrications d’aliments pour animaux en France progressent quelque peu, de 0,5 % entre les périodes février 2024-janvier 2025 et février 2025-janvier 2026.
Cette croissance s’amoindrit par rapport au mois précédent. La hausse des tonnages s’était établi à 1,1 % entre les périodes janvier-décembre 2024 et janvier-décembre 2025.
La guerre au Moyen-Orient fait flamber le coût des aliments pour animaux
Selon les dernières statistiques d’Agreste, la baisse des prix des aliments pour animaux se poursuit en janvier 2026 (- 0,5 % sur un mois, après - 0,3 % en décembre 2025) et s'amplifie sur un an (- 5,9 % en janvier 2026 après - 5,3 %).
« Ce recul des prix est plus marqué pour les gros bovins (- 6,6 % sur un an) et les porcins (- 6,5 %) que pour les volailles (- 4,3 %) », précise l’agence gouvernementale.
L’indice des prix des matières premières entrant dans l’alimentation animale (IPAA), calculé par La Dépêche le petit meunier, montre que la tendance haussière s’est accélérée en février 2026 pour s’exacerber en mars 2026, dans le contexte de guerre au Moyen-Orient. La flambée du pétrole qui en découle entraîne dans son sillage le renchérissement des matières premières agricoles.