La coopérative Cavac garde un résultat net positif en 2024-2025
La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche coopérative sort la tête de l’eau grâce à la cession par la Cavac de sa participation dans Socopa.
La campagne 2024-2025 a été difficile pour la Cavac, avec une forte baisse des volumes. Le résultat net de la branche coopérative sort la tête de l’eau grâce à la cession par la Cavac de sa participation dans Socopa.
La récolte 2024 a été caractérisée par un effondrement des volumes collectés en céréales par la Cavac, avec une baisse de 46 % en blé en 2024 par rapport à 2023. La situation a eu des conséquences directes sur le résultat de la coopérative, qui ne sort la tête de l’eau que grâce à la cession de ses parts dans Socopa au groupe Bigard, pour un total de 3,2 millions d’euros. Le résultat de l’exercice 2024-2025 se porte à 3 millions d’euros pour la branche coopérative. Son chiffre d’affaires se monte à 1,024 milliard d’euros.
Du côté du groupe, le résultat net progresse de 100 000 € en 2024-2025 à 8,8 millions d’euros, et le chiffre d’affaires se monte à 1,4 milliard d’euros. Par ailleurs, la Cavac a distribué 2,4 millions d’euros d’aides au sociétaires pour pallier les effets de la récolte 2024 et a versé en avril 2025 25 €/t supplémentaires de complément sur les prix des céréales.
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Des difficultés sur les cultures d’automne
La récolte de l’automne 2024 a dû faire face à des défis comme des surcoûts de séchage, des problèmes de qualité en maïs et un mauvais taux de germination en semences hybrides. Le fort taux d’humidité a ainsi entraîné des tensions sur le taux de germination en maïs semence, qui représente une part non négligeable de la collecte.
La coopérative mise sur le développement des filières avec contrats
Comme pour la plupart des coopératives françaises l’année passée, les productions sous contrat de filière ont montré tout leur intérêt pour la Cavac sur l'exercice 2024-2025. Les volumes sous contrat Agri-Éthique ont ainsi progressé de 16 000 t en 2025.
La Cavac souhaite augmenter les surfaces contractualisées en tournesol (+ 15 000 ha d’ici cinq ans), et développer les légumineuses (+ 4 000 ha) et le chanvre (+2 000 ha), utilisé pour les biomatériaux. L’activité biomatériaux s’est en effet bien portée et a progressé en 2024-2025 malgré les difficultés du secteur du bâtiment.
Rappelons également l’engagement de la coopérative aux côtés du Groupe Dubreuil pour la culture de tournesol en dérobé et de cameline à destination des carburants d’aviation durables.
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6 millions d’euros investis dans l’augmentation des capacités d’un silo dans les Deux-Sèvres
Cette année, la coopérative a dévoilé l’agrandissement de son silo de Cerizay (Deux-Sèvres), qui gagne 10 000 t de stockage supplémentaire, ce qui porte sa capacité à 30 000 t. Cet investissement de 6 millions d’euros comprend 6 nouvelles cellules (en plus des 11 existantes). Trois cellules sont dédiées aux grains humides, et le silo est maintenant équipée d’une trieuse optique et d’un séchoir destiné au maïs, au tournesol et au sarrasin.
Franck Bluteau élu président de la Cavac
Après les vingt-six années de présidence de Jérôme Calleau, les membres du conseil d’administration ont finalement élu Franck Bluteau à la présidence le 12 décembre dernier. Auparavant président délégué membre du bureau et président du groupement de producteurs Bio de la Cavac, Franck Bluteau, agriculteur en Vendée, est également président d’Agri-Éthique France. Jérôme Calleau restera président délégué de la Cavac et président d’InVivo. « Avec les élu·e·s et les équipes, nous avons construit collectivement la feuille de route Positiv’2030, un projet partagé qui fixe nos priorités et les moyens pour les atteindre sur les cinq prochaines années. Notre ambition est claire : rester pionniers des filières en développant de nouvelles filières agroécologiques et bas carbone sur les marchés alimentaires et non alimentaires, consolider la résilience de notre modèle agricole local et poursuivre des investissements structurants afin d’apporter un retour favorable aux producteurs et garantir une meilleure valorisation de leurs productions », a déclaré Franck Bluteau.