Céréales et oléoprotéagineux bio : manque de disponibilités en tournesol, maïs et petit épeautre
Le marché en alimentation humaine des grains bio s’oriente différemment selon les produits.
Le marché en alimentation humaine des grains bio s’oriente différemment selon les produits.
Si, face aux pressions d’acheteurs visant des prix de farine a minima, le prix du blé meunier bio est acculé à la baisse en réapprovisionnement – avec des transactions spot en bas de fourchette, voire en deçà –, il résiste néanmoins.
Au 1er janvier, FranceAgriMer estime la hausse des utilisations en meunerie à 2 % par rapport à l’an dernier (185 217 tonnes au total en 2024-2025). Marché secondaire très atomisé et sans bilan prévisionnel officiel, le sarrasin affiche des prix en repli, malgré une collecte 2025-2026 en chute de 38 % vis-à-vis de l’an dernier (estimée au total à 9 815 t en 2024-2025), selon les dernières estimations de FranceAgriMer parues fin janvier. En revanche, le petit épeautre flambe, sous l’effet yoyo des mises en culture, rythmées par l’attractivité des prix.
Hausse des prix en céréales fourragères
Côté alimentation animale, les céréales fourragères enregistrent une dynamique haussière, notamment à la suite d’un courant de ventes sur le Benelux en début 2026, et des importations d’orge espagnol non compétitives en raison de l’éloignement. Le prix du pois protéagineux se redresse aussi. De plus, une tension se confirme sur le maïs, avec une récolte estimée par FranceAgriMer en recul de 9 %.
Renchérissement du tournesol
Côté oléagineux, le manque de graines de colza et de tournesol – dont les stocks sont quasiment taris – provoque la poursuite de l’envol des cours, autant en linoléique qu’en oléique, avec peu de transactions. D’où un fort raffermissement de prix des tourteaux de tournesol et de colza en ce début 2026. Quant à ceux du soja, ils restent stables.
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