Céréales et oléoprotéagineux bio : lente reprise de l’activité en ce début d’année 2026
Alors que la progression du marché bio, en positif durant 2025, se confirme surtout en magasins spécialisés, vente directe et aussi en GMS selon les enseignes, les transactions en grandes cultures s’adaptent à une demande qui se réapprovisionne au compte-goutte.
Alors que la progression du marché bio, en positif durant 2025, se confirme surtout en magasins spécialisés, vente directe et aussi en GMS selon les enseignes, les transactions en grandes cultures s’adaptent à une demande qui se réapprovisionne au compte-goutte.
Sur l’ensemble des matières premières agricoles, les prix se sont stabilisés, signe d’un marché plutôt équilibré, avec quelques variations, tassement pour certains, raffermissement pour d’autres.
Hausse des ventes de farine
Côté meunerie, d’après les opérateurs, les ventes de farine bio sont à la hausse, notamment chez les artisans, et aussi en magasins spécialisés. Selon le dernier bilan prévisionnel 2025-2026 de FranceAgriMer, les utilisations en meunerie augmenteraient de 1 % par rapport à la campagne précédente, pour atteindre 187 000 tonnes. Dans ce contexte, les prix du blé tendre meunier se maintiennent même si la fourchette basse est estimée insuffisamment rémunératrice pour les maillons amont de la filière, notamment les producteurs. D’où la volonté pour des organismes stockeurs de défendre des niveaux de prix rémunérateurs afin de motiver les agriculteurs bio à continuer de produire, dans un contexte où le retour en conventionnel n’est pas attractif.
Davantage de triticale en nutrition animale
En alimentation animale, le marché des grains bio demeure calme, les usines étant encore relativement couvertes, avec des réapprovisionnements au fil de l’eau. Et ce, dans un contexte où le dernier bilan prévisionnel en céréales bio de FranceAgriMer 2025-2026 estime la progression des utilisations à 2 % – soit au total à 267 000 tonnes – par rapport à l’an dernier. Cette croissance est due à un marché actif de l’œuf, et également de la volaille.
On enregistre une augmentation de 7 % des achats de triticale (soit 47 000 t), dont la collecte a augmenté de 20 %, avec un prix attractif. Les utilisations d’orge ont aussi fait un bond de 14 % (soit 33 000 t). En revanche, sur cette campagne, les achats de blé fourrager stagneraient à 83 000 t, et ceux en maïs reculeraient de 2 % (soit 104 000 t). À noter que les écarts de prix en départ se justifient selon les zones de production. En luzerne, il y a un manque de disponibilités.
Lire aussi : Céréales et oléoprotéagineux bio : un marché atone en cette fin d’année