Vins : un tiers de la production doit sortir de l’AOC

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Dans le cadre de la réforme des AOC viticoles, « le tiers de la production doit sortir de l’appellation ! », estime l’association consumériste UFC-Que Choisir. « L’appellation d’origine contrôlée ne constitue plus une garantie de qualité ou de terroir pour la production viticole française », affirme Alain Bazot président de l’association en s’appuyant sur une enquête réalisée par le cabinet Terrasyrah auprès de 75 professionnels représentatifs de la filière (40 producteurs, 10 négociants, 15 œnologues, 5 acheteurs et 5 permanents issus de différents organismes et structures chargés de la gestion de la filière vin). L’association a choisi de porter son enquête sur les productions vendues entre 2 et 8 euros la bouteille, ce qui correspond aux AOC « génériques » (Bordeaux, Bourgogne ou Côtes du Rhône) et à quelques AOC communales et AOC villages. Or, dans cette catégorie, pour 40 % des interrogés l’AOC ne garantit pas de minimum qualitatif et pour 65 % d’entre eux l’AOC ne représente pas la typicité d’un terroir. Pour expliquer cette dérive, l’UFC Que Choisir dénonce : la course aux volumes, l’inflation des rendements ou encore décrets d’appellation dépassés et agrément laxiste laissant passer 98 % des productions présentées. « Mais ce n’est pas une fatalité », estime Alain Bazot qui, citant deux contre-exemples (Pic Saint Loup et Beaumes de Venise) affirme que la réforme des AOC pilotée par l’INAO présente l’ultime occasion de rétablir leur crédibilité. Dans ce cadre, l’association consumériste demande : à l’INAO d’arrêter « le flot des AOC au rabais », aux ODG de recentrer les cahiers des charges sur la notion de terroir et de mettre en place des contrôles sur les vins prêts à être embouteillés.

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