“Veut-on garder notre terroir, veut-on standardiser ou privilégier d’autres pays ? Nous, on s’inscrit dans une démarche de qualité mais il faut nous en donner les moyens. Cette qualité, elle a un coût. Alors en face, il faut un prix rémunérateur. Nous voulons le maintien des crédits. La FDSEA et les JA feront tout pour ça”. Jugeant la baisse de l’aide à la qualité du porc en zone montagne “inacceptable”, Christian Guy et Olivier Molenat l’ont fait savoir. “C’est une aide spécifique aux porcs charcutiers plafonnée à 1 000 porcs élevés dans le cadre d’une politique de qualité. Elle a vu le jour en 1988 et a été reconduite sans problème jusqu’en 2000. Mais depuis, elle n’a cessé de baisser, l’enveloppe qui y est affectée étant passée de 6 à 4 millions d’euros par an”, expliquent-ils.
Questions pour l’avenir
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Le problème, c’est que les coupes budgétaires annoncées par Bruxelles
et le ministère font état d’une nouvelle baisse d’un million d’euros.
“Cette aide permet le maintien des élevages dans des zones difficiles.
Dans le Cantal, elle concerne environ 100 producteurs pour une
enveloppe de 200 000 euros. C’est la seule aide que nous ayons. Nous ne
savons pas si nous pourrons maintenir les éleveurs à l’avenir, et les
filières et les emplois qui en découlent vont subir directement les
effets de cette baisse annoncée”. Les représentants syndicaux ont donc
saisi les parlementaires et le préfet sur ce dossier, rappelant au
passage qu’il leur restait encore du lisier au cas où…