Socaviac et Copagno Un rapprochement pour améliorer la performance économique

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Paul Bony, président de Copagno (à gauche) et Jean-Michel Vernaudon, président de Socaviac ont signé une convention. Crédits : © Auvergne Agricole

Dans un contexte défavorable pour les éleveurs ovins confrontés à des problématiques structurelles de revenus, et dans une conjoncture de baisse des effectifs de brebis, la coopérative Copagno et la branche ovine de la coopérative Socaviac ont choisi de se rapprocher afin d'organiser une relation entre ces deux entités. Ce rapprochement s'est concrétisé, par la signature, la semaine dernière, d'une convention entre les deux présidents, Paul Bony (Copagno) et Jean-Michel Vernaudon (Socaviac). Cette convention répond à l'objectif de mieux servir les intérêts des éleveurs. Concrètement, les synergies seront mises en oeuvre pour améliorer la performance économique de la mise en marché afin de valoriser la production ovine du bassin herbager auvergnat et même un peu au-delà, puisque l'activité ovine de Socaviac s'étend également sur le département du Cher et sur les cantons de la Creuse limitrophes avec ceux de l'Allier. Le rapprochement permettra également de mettre en commun des moyens afin de rechercher des synergies, des économies de fonctionnement et d'améliorer les services apportés aux éleveurs. Cette relation entre les deux coopératives sera réalisée sur le site de Villefranche d'Allier, siège de Socaviac, au niveau duquel, il est prévu de traiter l'ensemble des ovins issus du bassin herbager. «L'objectif est d'abord commercial. Le regroupement nous permettra d'atteindre un niveau suffisant pour faire face à des débouchés locaux tels que Socopa ou Sicaba. Les filières ont besoin d'être confortées et développées», estime Jean-Michel Vernaudon.

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L'union fait la force
Sentiment partagé par Paul Bony, « nous avons tout intérêt à nous organiser là où il y a du commerce. Même si la filière ovine traverse une crise existentielle d'une grande ampleur, nous devons au niveau des coopératives chercher à être plus performants. Se regrouper est une façon d'être plus forts. Il nous faut redonner un peu d'espoir aux moutonniers du bassin herbager ». Copagno dispose aujourd'hui de deux sites, l'un à Riom dans le Puy-de-Dôme et l'autre, en Haute-Loire, à Saint-Beauzire. Elle intervient sur la région Auvergne et compte 500 adhérents pour 132.000 brebis. En 2007, elle a commercialisé 141.000 agneaux, dont les deux tiers sous signes officiels de qualité (Agneau de l'Adret, Terre d'Agneau et Grillonnet). La commercialisation est réalisée, pour 80 %, auprès du groupe Grillon, première entreprise française de viande ovine, au sein de laquelle, Copagno dispose de 32 % du capital.
La coopérative Socaviac réalise l'achat et la vente de bovins et d'ovins. 2.700 éleveurs actifs sont engagés dans la coopérative. Leur production est valorisée par l'intermédiaire d'équipes basées sur trois sites : Villefranche d'Allier (Allier), Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Gerzat (Puy-de-Dôme). En 2007, la coopérative a commercialisé 89.200 bovins et 30.300 ovins, par l'intermédiaire de deux filiales : Charolais Acor pour l'export du maigre (46.900 en 2007 exportés principalement en Italie) et Socopa, sur ses sites de Villefranche d'Allier et Bonneville (Haute-Savoie) pour les animaux de boucherie.

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