Interrogé par
Les Marchés sur l’article du
Figaro (13 mars) intitulé « Soupçons d’entente chez les géants du poulet », Alain Melot, président de la FIA, relève une incompatibilité entre l’enquête de la DGCCRF mentionnée par le quotidien et la volonté exprimée par le président de la République d’interprofessions fortes, capables de se prendre en mai et de gérer leur marché, d’éleveurs vivant de leur travail et d’indépendance alimentaire.
« L’entente présumée aurait dû faire gagner de l’argent, or les entreprises sont plutôt à la peine », souligne le représentant des groupes industriels. D’après les études conjoncturelles d’
Agreste, le résultat net comptable des volaillers a été de 0,2 % de leur chiffre d’affaires en 2005 et négatif en 2006. Le prix moyen de la viande fraîche de volaille en magasin relevé par Secodip a été de 6,19 euros/kilo en 2007 contre 6,30 en 2001.
« Ce sont les importations qui trompent les consommateurs, dénonce Alain Melot,
l’élevage des pays d’origine n’étant pas conforme à la réglementation européenne ».
En décembre dernier, le quotidien
Les Marchés avait signalé une « opération coup de poing » de la DGCCRF dans les locaux de la Confédération française de l’aviculture (CFA), de la FIA et chez une dizaine d’industriels (dont Arrivé, Doux, LDC), mais aussi chez Auchan et Carrefour. Les contrôleurs recherchaient des éléments permettant d’étayer l’hypothèse d’une entente sur l’augmentation des prix des volailles.
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Le Figaro d’hier indique que l’enquête a été lancée en novembre avec l’aval du ministre des Finances. Le journal mentionne des « anomalies » relevées dans les rayons dès 2006, les « déclarations explicites » d’un grossiste couvert par l’anonymat et la confirmation de salariés d’Auchan selon lesquelles des prix de vente minima sont définis au plan interprofessionnel.