Après avoir été salarié d’un groupement d’employeurs dans les productions porcine et avicole, Julien Gate s’était lui-même fixé quelques conditions à son projet d’installation. Qu’il lui permette de gagner un peu plus que son emploi précédent et qu’il ait du temps à consacrer à sa famille. Pour « la sécurité du revenu », il a recherché plusieurs années une ferme avicole à reprendre, avant de rencontrer Monique et Jean Lavoué « qui voulaient absolument installer un jeune malgré la pression foncière dans le secteur » ; deux poulaillers de Loué, anciens (construits avant 1984) mais robustes, 840 places de gavage en canard et des bovins. À contre-cœur, il a dû se résoudre à arrêter l’une des productions de ses prédécesseurs. « Ça a été les vaches allaitantes, j’ai donc retrourné une partie des prairies, relève-t- il. Il me reste 10 hectares non cultivables, j’échange le foin avec un voisin me prêtant son matériel. »

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La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 21 mai 2015.

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