Les données d’abattage n’indiquent pas, pour le moment, d’afflux des animaux en abattoir malgré les canicules de l’été et la sécheresse qui s’éternise.
« La sécheresse a indéniablement mis les systèmes d’élevage sous pression » concède Interbev, l’interprofession du bétail et de la viande, par communiqué de presse. Pour autant, « il convient néanmoins de distinguer les difficultés fourragères rencontrées par les éleveurs de leurs conséquences sur les sorties d’animaux ».
Des abattages en recul depuis le début de l’année
Les abattages de gros bovins demeurent en retrait de 3,9 % en cumul sur les 9 premiers mois de l’année, par rapport à la même période de 2025. Les abattages de vaches mixtes et laitières sont stables (-0,2 %) tandis que ceux des vaches allaitantes reculent nettement (-9,2 %). « Les niveaux d’abattages observés ne traduisent donc pas, à ce stade, de phénomène massif de décapitalisation lié aux conditions climatiques de cet été » précise Interbev. Emmanuel Bernard, président de la section bovine d’Interbev, expliquait dans nos colonnes le pic des abattages de vaches laitières (+12,5 % en juillet, +10,6 % en août) : « Tout d’abord le décalage des vêlages à cause des épisodes de FCO. Mais les réformes dépendent aussi de la conjoncture laitière. Certaines régions, où les éleveurs sont très dépendants de l’herbe ont aussi été plus touchées en juillet par les chaleurs ».
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L’interprofession appelle à rester vigilant, puisque les effets de la sécheresse peuvent être plus tardifs. Les éleveurs ont actuellement entamé les fourrages pour l’hiver, la question du manque de nourriture pour les animaux pourra donc se poser début 2027.