Les pluies de mars n'ont pas suffi à recharger les nappes phréatiques en France, dont 75 % restent à des niveaux modérément bas ou très bas, rendant « avéré » le risque de sécheresse estivale pour certaines régions, a annoncé le BRGM le 13 avril. Selon l'organisme public, une cinquantaine de départements métropolitains, notamment dans le nord, le centre et le sud-est du pays présentent un risque « très fort » de sécheresse « présageant d'un printemps et d'un été probablement tendus », et qui, en l'absence de pluies « très excédentaires » dans les prochaines semaines, devraient se traduire par des arrêtés de restriction d'eau. En mars, où la France a connu, selon Météo-France, un excédent de précipitations de 40 % au niveau national par rapport aux normales, (avec des situations très hétérogènes selon les régions), seules les nappes de la Bretagne à la Nouvelle-Aquitaine ont bénéficié « d'épisodes conséquents de recharge ». Plusieurs autres, en Champagne, dans le couloir Rhône-Saône, le Roussillon ou en Provence-Côte-d'Azur, affichent toujours des « situations peu favorables » avec des niveaux qui restent très bas. Au sortir de l'hiver, « l'ensemble des nappes affiche des niveaux sous les normales et 75 % affichent des niveaux bas à très bas ». L'an dernier, au 1er avril, 58 % des niveaux étaient sous les normales ; l'été 2022 avait été marqué par une sécheresse historique.
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