Aléas climatiques, pra-tiques trop extensives, manque de rigueur dans la conduite du pâturage sont autant de causes pouvant conduire à la dégradation rapide des prairies. « Avant de prendre la décision de rénover ou d’adapter seulement sa conduite, la réalisation d’un diagnostic floristique des prairies s’impose. Son objectif : déterminer la contribution des espèces les plus représentées, en en évaluant leur abondance dans une dizaine de poignées d’herbe prélevées. Il faut ensuite vérifier également l’importance des vivaces indésirables, telles que les chardons ou les rumex. Enfin, ce tour de prairie doit permettre de comprendre les causes de la dégradation pour envisager une conduite d’amélioration. En effet, si de mauvaises pratiques sont à l’origine de la détérioration de la prairie, la rénovation se révélera inutile si elles ne sont pas corrigées », notent les conseillers de la chambre d’agriculture de Normandie lors des Prairiales organisées à la ferme de la Blanche Maison, à Saint-Lô dans la Manche.
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