Post-confinement : un atout pour le tourisme rural ?

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Secteur fortement touché par la crise sanitaire, le tourisme retrouve peu à peu de la vivacité. Mieux encore, tout laisse à croire que la période de confinement a pu créer un intérêt certain pour passer des vacances au vert. Crédits : © Stéphane Leitenberger - Illustration

Et si le confinement n’était plus qu’un mauvais souvenir ? C’est ce que laisse à penser l’intérêt nouveau des Français pour les territoires reculés, moins peuplés, qu’offre le tourisme rural. « Nous avons subi un arrêt complet et brutal durant deux mois, avec une double peine pour les départements situés en montagne dont la saison n’était pas encore terminée. Dès la fin du confinement, les demandes de réservation ont afflué pour l’Ascension et Pentecôte. Désormais, les réservations s’accélèrent pour l’été et la réouverture des sites touristiques (restaurants, musées, parcs, etc.) nous sauve. Malgré tout, nous devons encore faire face à des annulations pour ce mois de juin », explique Pascal Bos, président de l’association régionale des Gîtes de France. Certains départements, comme la Loire, auraient cependant été moins touchés par la crise, du fait d’un attrait touristique moins important.
« La saison risque d’être très hétérogène, en fonction des départements, des types d’accueil, etc. Nous remarquons un élan dans les réservations de gîtes, mais enregistrons toujours des annulations. L’agrotourisme redémarre timidement… », note Hervé Roux, représentant régional du réseau Bienvenue à la Ferme, et président de l’antenne drômoise. L’agriculteur est toutefois inquiet pour les fermes découvertes, fermes pédagogiques ou locations de salles, qui sont toujours à l’arrêt, de même que certaines piscines ou centres aquatiques : « Si des maillons manquent à la chaîne du tourisme, cela risque de porter préjudice à l’ensemble de la filière ».
Depuis la réouverture des hébergements, la mise en place d’un protocole sanitaire est obligatoire. « Nous l’avons élaboré avec le conseil interministériel du tourisme. Il peut être évolutif en fonction de la propagation de la pandémie », poursuit-il. Des règles sanitaires qui réclament une certaine logistique. « Certains agriculteurs n’ont pas encore remis leurs biens en location », rajoute Hervé Roux. « Nous sommes tous un peu dans l’expectative quant à la saison estivale. Pour autant, on s’attend à un taux de remplissage assez intéressant. L’activité redémarre progressivement ». « Certains propriétaires proposent des randonnées avec des ânes, des accompagnements pour des balades à vélo… cela sera possible mais devra se faire dans le respect des gestes barrières », note Pascal Bos.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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