« Pérenniser notre filière meunerie »

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Élu, en décembre, à la tête de Terres de Gascogne, à Condom (Gers), Jean-Claude Peyrecave veut donner une nouvelle dynamique à la coopérative et à ses filiales, dans la continuité de ce qu'avait initié l'ancien président, Gérard Barrère.

LM : Quels sont les premiers objectifs que vous vous êtes fixés ?

Jean-Claude Peyrecave : J'ai également été élu président du conseil d'administration de Gers Farine, plus importante filiale de Terres de Gascogne Activités du groupe Terres de Gascogne : production de céréales et d'oléoprotéagineux, meunerie, semences, viticulture, aliment du bétail et magasins libre service Gamm Vert., qui en est actionnaire majoritaire aux côtés de la CAFA (Coopérative agricole Fleurance Avezan). Ces deux présidences vont permettre de mettre en place une réelle dynamique entre les deux structures complémentaires, notamment en termes de politique qualité. Notre service est déjà certifié Iso 9001 (version 2000) et une démarche HACCP est en cours. Notre volonté est de pérenniser notre filière meunerie, afin de continuer à transformer une part significative du blé produit par nos adhérents 50 % du blé de Terre de Gascogne est transformé par Gers Farine, 50 % est exporté vers les moulins espagnols., mission de base de Gers Farine 30 % d'entre eux produisent aujourd'hui du blé sous contrat, afin d'être en phase avec les demandes de nos clients.

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LM : Quelles pistes de valorisation de vos blés développez-vous ?

J.-C. P. : Terres de Gascogne a créé un centre de travail du grain pour blé tendre et blé dur, qui est opérationnel depuis juin 2005 et qui nous permet de répondre à des demandes de plus en plus spécifiques et pointues. Grâce à un système de ventilation et de refroidissement, on évite tout traitement pesticide (garantie «sans résidus») et nos 18 cellules de 500 t permettent de créer toutes sortes de mélanges de variétés. Gers Farine travaille ainsi, pour moitié, avec les boulangeries artisanales (pour lesquelles nous développons le concept Croustidor) et, pour moitié, avec les industriels.

LM : Vous avez également pris la présidence de la Fédération départementale des coopératives, qu'allez-vous faire ?

J.-C. P. : L'objectif de cette Fédération, qui regroupe les sept coopératives du Gers, est d'être un interlocuteur économique crédible et représentatif des producteurs vis-à-vis des élus. Terres de Gascogne a toujours travaillé avec d'autres structures, dans différentes filières (Gers Farine avec la CAFA, production de semences dans le cadre d'Epi de Gascogne, viticulture avec l'Union Plaimont...) et a toujours été impliquée dans la politique globale du territoire, tout en gardant des préoccupations humanistes. Aucune construction humaine ou économique ne peut se faire, sans que l'homme en soit le point de départ. Il faudra en tenir compte dans les prochaines restructurations éventuelles du paysage agricole.

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