Pénurie de GNR : situation « très tendue » dans le Nord-Est

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D’après la FNSEA, des exploitations n’arrivent plus à se faire livrer en GNR (gazole non routier) dans plusieurs régions du nord-est. L’inquiétude grandit alors que s’approche la récolte des betteraves et des pommes de terre. Crédits : © JC Gutner/Illustration

Alors que la grève dans les dépôts de carburant était encore en cours à l’heure où ces lignes sont écrites, une trentaine d’agriculteurs ont manifesté le 11 octobre devant la préfecture de Châlons-en-Champagne (Marne) pour demander l’accès au carburant, rapporte le quotidien L’Union. « La situation devient très tendue » dans les exploitations agricoles de plusieurs régions du nord-est (Grand Est, Hauts-de-France, Bourgogne-Franche-Comté et Île-de-France), a indiqué Hervé Lapie, secrétaire général adjoint de la FNSEA, le 10 octobre à Agra Presse. « Beaucoup de livraisons [de gazole non routier, GNR] ne se font pas depuis dix à quinze jours », précise celui qui est aussi président de la FRSEA Grand Est. D’après l’élu, la FNSEA demande « le déblocage des stocks stratégiques pour fournir l’agriculture ». « La vocation des stocks stratégiques est nationale, ce n’est pas le préfet de la Marne qui a la main dessus ! », répond Henri Prévost, le préfet de la Marne, dans un entretien à l’Union. De son côté, Hervé Lapie indique que la FNSEA a alerté les pouvoirs publics depuis le 5 octobre et est « intervenue auprès des ministères de l’Énergie, de l’Intérieur et de TotalEnergies ». En Marne, « on cherche à prioriser certains besoins », indique encore le préfet, qui précise : « Il est important que les agriculteurs puissent aller travailler dans les champs. »

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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