Pas de frais chez les Brésiliens

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Faut-il y voir un complot européen ? Les ingrédients de base à la cuisine ne sont pas arrivés sur le stand de la restauration brésilienne. « On est victimes de la bureaucratie bête », fulminait le même Laurent Suaudeau au Sial sur le stand de l’Apex. Les 650 kilos de denrées fraîches du Brésil qu’il attendait pour promouvoir la nouvelle cuisine brésilienne ne sont jamais arrivées à destination : bloquées par les douanes du port de Francfort, dont les responsables de l’Apex connaissent le zèle. Français lancé par Bocuse et artisan du renouveau culinaire au Brésil, Laurent Suaudeau a dû faire sans au Sial : sans ses pommes de terre exotiques, sa pomme de cajou, sa racine de manioc, ses baies rouges et ses poissons d’eau douce qu’il avait pourtant pris soin de faire charger dans les règles. « Nous, Brésiliens, on nous prend pour des sauvages. Avec Alain Ducasse, on va se battre contre l’obscurantisme (européen) », s’est-il vengé.

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