Cotations Œuf : vers une crise estivale ?

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Marché français de l’œuf le jeudi 1er juillet 2021.

Calibré : Aucune amélioration du marché national de l’œuf calibré de code 3 ce jeudi. Les disponibilités sont plus larges que les besoins, quel que soit le calibre considéré. Les cours reculent. Le marché du tout-venant semble encore plus embourbé, avec des commandes des centres de conditionnement qui marquent le pas. Les stocks montent juste avant l’été, qui est normalement plus calme, ce qui inquiète fortement les opérateurs.  

C’est encore en alternatif que le marché est le plus critique, avec des centres qui sont aux abonnés absents et qui, faute de ventes dans la grande distribution, font parfois défaut pour des œufs sous contrat qui se retrouvent alors très difficiles à placer sur le marché spot. Il semble néanmoins que les volumes surnuméraires de bio tendent à reculer, les prix extrêmement bas ayant entraînés de nombreuses réformes. Plein-air et sol restent trop offerts. 

La seule note positive vient du sud de la France où la préparation de la saison touristique qui semble s’annoncer sous de bons auspices entraîne des commandes dynamiques. Une ambiance que les opérateurs qui travaillent avec le littoral normand et breton espèrent voir la semaine prochaine. 

 

Industrie : Tous les opérateurs constataient le manque de perspective du marché des œufs destinés à l’industrie. Entre les déclassements, les dégagements de centres et les habituelles fin de ponte, les disponibilités étaient bien plus larges que les besoins des industriels. En effet, leur activité se montre très calme, dans un contexte de mévente globale des produits de grande consommation, alors que les cantines ferment et que l’activité RHD n’a pas encore retrouvé un niveau normal. Dans ce contexte, certains opérateurs ont dû accepter des concessions de prix importantes afin de pouvoir dégager des œufs à l’export. La fourchette de prix s’est élargie, et dépend notamment de la situation du vendeur, plus ou moins encombré, et du type d’emballage. 

Si le commerce des œufs de code 3 est morose, l’ambiance était encore plus mauvaise sur l’alternatif. Malgré de nombreuses réformes, les disponibilités en bio restaient excédentaires. Les déclassements demeuraient de mise, vers le plein air lui-même déclassé en sol ainsi de suite. Les prix de tous les codes se sont effondrés et fortement rapprochés de ceux des œufs de code 3.

Sur le site Les Marchés, tous les articles parlant du marché de l’œuf, des entreprises du secteur, de l’actualité réglementaire, des tendances de consommation et de la filière sont disponibles à cette adresse : https://www.reussir.fr/lesmarches/oeufs  
<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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