Après le vote de la loi d’urgence cet été, l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne UGPVB souligne le besoin de soutien publique pour mener à bien les projets de modernisation en élevage, notamment le dispositif Agri-Invest.
« L’adoption durant l’été 2026 de la loi d’urgence constitue une avancée majeure pour l’élevage afin de préserver notre souveraineté alimentaire. Cette dynamique doit désormais se traduire par des actes concrets.
Nous avons besoin d’un soutien des pouvoirs publics, notamment en Bretagne, pour accompagner la modernisation des élevages", a souligné Michel Bloc’h, président de l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne UGPVB à l’occasion du Space. La publication des textes d’application de la loi d’urgence est attendue dans les prochains mois avec un relèvement des seuils et une simplification (et non un assouplissement) des démarches administratives. « Ces avancées sont nécessaires pour réaliser les projets et adapter les élevages au changement climatique et poursuivre l’amélioration des performances environnementale. C’est la modernité de nos élevages qui permettra de pérenniser notre production, et d’être attractif auprès des nouvelles générations », est persuadé Michel Bloc’h.
Adapter le dispositif Agri’Invest
Dans cette objectif, l’UGPVB demande que le dispositif Agri’Invest évolue pour mieux répondre aux enjeux des filières hors sol. Ce programme de soutien financier de la région Bretagne est jugé trop sélectif pour la production porcine. 47% des projets porcins ont été rejetés lors du premier comité de sélection de 2026. « Ce n’était pas le cas il y a 7 ou 8 ans, et nous aimerions que cela change.
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Beaucoup de dossiers vont être mis sur la table pour rénover les bâtiments face aux coups de chaleur et ces projets ne peuvent pas être mis de côté», ajoute-t-il. Les épisodes caniculaires de l’été 2026 ont en effet souligné l’urgence d’adapter et d’équiper les bâtiments. Il serait aussi nécessaire de faire évoluer la liste des investissements éligibles, notamment à des équipements de lutte contre les fortes chaleurs tels que les pad cooling, qui ne sont pas actuellement pris en compte.
Valoriser l’azote organique
Dans un autre domaine, l’UGPVB appuie par ailleurs une proposition de modification réglementaire pour qu’un éleveur puisse, s’il le souhaite, arrêter sa station de traitement s’il se situe dans un canton en dessous du seuil de 170 unités d’azote organique par hectare (ex cantons en Zes). En Bretagne, parmi les 100 cantons bretons classé en ex-Zes, seuls 5 présentent aujourd’hui un excédent structurel en azote effectif. Dans un contexte de hausse des engrais minéraux, « il apparait aujourd’hui incohérent de détruire de l’azote organique par traitement, alors même qu’il pourrait être valorisé dans des exploitations utilisant habituellement de l’azote minéral », relève l’UGPVB. Cette évolution nécessiterait une modification du code de l’environnement pour modifier le zonage des ex-Zes dans l’arrêté régional nitrates.