Nappes phréatiques : au 1er octobre, la situation reste préoccupante avec 81% des niveaux en baisse

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Carte du niveau des nappes phréatiques au 1er octobre 2026 Crédits : © BRGM

Selon le dernier bulletin du BRGM arrêté au 1er octobre, la situation demeure préoccupante avec 66 % des points d’observation dont les niveaux sont en-dessous des normales mensuelles.

Le dernier bulletin du BRGM arrêté au 1er octobre indique que la situation des nappes reste majoritairement très dégradée en lien avec le déficit de pluie efficace du mois de septembre avec 66 % des points d’observation dont les niveaux sont en-dessous des normales mensuelles. La recharge ne s’est amorcée que sur 7 % des points, impliquant une dégradation des niveaux par rapport aux normales toujours d’actualité. 81% des niveaux de nappes phréatiques sont en baisse. 

A relire : Nappes phréatiques : 61 % des niveaux en dessous des normales mensuelles

Une situation globale dégradée et contrastée

Le niveau des nappes est dégradé sur la majorité du territoire, à l’exception du sud-est comme pour les nappes de la Vistrenque ou de Valras-Agde. Il est très bas pour les nappes du Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de Champagne, du Jura, des Vosges, de Lorraine et de la plaine nord d’Alsace.

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Une situation tributaire du retour des précipitations

Le BRGM explique que la situation très dégradée des nappes réactives sera tributaire du retour des précipitations, annoncé à partir d’octobre. Cependant, des incertitudes existent concernant la répartition et l’efficacité des pluies automnales qui permettraient de réhumidifier les sols. La baisse des prélèvements dans les nappes pour satisfaire les besoins des différents usages estivaux (irrigation, alimentation en eau potable), va permettre de moins solliciter la ressource en eau souterraine. 

 

 

Nappes inertielles : une tendance baissière jusqu’à la fin de l’automne

Selon le BRGM, les niveaux des nappes inertielles sont conditionnés par les niveaux atteints lors de l'étiage précédent ainsi que par le cumul des précipitations efficaces durant l'intégralité de la période de recharge. Avec des niveaux déjà en baisse, elles continueront à avoir une tendance baissière jusqu’à la fin de l’automne. Cependant, les projections pour l’automne 2026 demeurent incertaines. « Les niveaux piézométriques seront nécessairement inférieurs à ceux observés en 2025, en raison d'une recharge 2025-2026 plus modérée mais surtout par le déficit de pluie efficace observé depuis le mois de mai » affirme le BRGM.

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Pour les nappes réactives aves des niveaux excédentaires, les prévisions sont favorables

Le déficit de précipitations efficaces enregistré au mois de septembre a engendré une poursuite de la vidange des nappes réactives. Concernant les nappes présentant des niveaux excédentaires, de modérément hauts à hauts, les prévisions saisonnières demeurent favorables. Pour les autres nappes dont les niveaux se situent autour de la normale ou en-dessous, l’incertitude demeure. 

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Situation toujours préoccupante pour les nappes à réactivité élevée

« Tout se jouera avec les précipitations automnales. L’évolution à moyen terme sera fortement dépendante du retour des précipitations de manière structurelle pour combler les déficits. S’il faudra des pluies excédentaires cet hiver pour retrouver des niveaux autour de la normale, des épisodes pluvieux soutenus pourront au moins inverser rapidement les tendances à la baisse observés actuellement » estime le BRGM.

Les nappes à réactivité élevée sont sensibles à une sécheresse prolongée et intense. C’est le cas des nappes du Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, du Jura et de la plaine nord d’Alsace pour lesquelles la situation est préoccupante.

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