Vingt jeunes étaient conviés le week-end des 17 et 18 octobre, par le comité des Journées laitières du Cantal, à une formation de meneurs sur le site du lycée agricole Louis-Mallet de Saint-Flour. Il y a toujours quelque chose à apprendre.
Depuis 2018
Dimanche 18 octobre, sur le ring installé sur le parking du lycée Louis-Mallet de Saint-Flour, 20 jeunes meneurs présentaient leurs génisses devant le public. Ce concours (voir palmarès en encadré) clôturait deux journées de formation à la préparation et à la conduite des animaux en concours, proposées par le comité d’organisation des Journées laitières du Cantal(Le comité réunit les cinq races laitières prim’holstein, montbéliarde, abondance, simmental et brune des Alpes.). La dernière formation de ce type remontait à 2018 à Aurillac. Cette-fois, à Saint-Flour, l’organisation a pu bénéficier des infrastuctures du lycée agricole Louis-Mallet et de ses génisses montbéliardes, complétées des prim’holstein du Gaec Tropenat, de Rezentières.
Préparer, présenter
“S’il n’est pas d’actualité d’envisager un rendez-vous régulier, il y avait de la demande pour tenir cette session 2026”, révèle Anaïs Velay, technicienne de la chambre d’agriculture du Cantal et animatrice du Syndicat prim’hostein. Elle a coordonné ces deux journées avec Fanny Hermet, son alter ego pour la race abondance et Emma Riol, pour la race montbéliarde. Vingt jeunes, âgés de 13 à 18 ans, dont douze filles, étaient inscrits, venus de tout le bassin laitier sanflorain. Les places étant limitées, il aurait pu y avoir beaucoup plus de candidats. Si le dimanche, les participants se sont retrouvés en condition de concours pour montrer leur savoir-faire de meneur, la veille les différents ateliers avaient porté sur la préparation des animaux en compagnie de Thierry et Adrien Gauthier et Julien Toulze. On croise la plupart d’entre eux sur les rendez-vous agricoles où ils accompagnent leurs parents. Ce week-end, tous avaient la volonté d’en savoir un peu plus pour s’améliorer au contact de Thierry Gauthier, un spécialiste du clipage, technique qu’il a découverte dès 1993 au Canada. “À l’époque, même au salon de Paris, il n’y avait pas beaucoup de monde pour vraiment préparer ses animaux, sourit ce dernier. Aujourd’hui, on n’imagine plus aller sur un concours, même un comice, sans cette préparation en amont pour améliorer l’esthétisme, pour gommer quelques petits défauts et espérer ainsi gagner une place. Les jeunes sont très attentifs à ça et le font beaucoup plus naturellement que la génération précédente.”
Incontournable aujourd’hui
Depuis quatre-cinq ans, les choses évoluent très vite, entrant dans les mœurs. Éloïse, 15 ans, et sa sœur Anaelle sont venues pour se perfectionner notamment sur le travail de clipage en vue d’être “plus performantes” pour accompagner leurs parents sur les concours ou au Sommet de l’élevage, salon auquel elles ont déjà participé, conscientes “du niveau exigé”. Le travail de préparation est d’ailleurs au programme pour les élèves du lycée Louis-Mallet, amenés régulièrement à participer aux concours avec les animaux de l’exploitation pédagogique. Sur les différents rendez-vous professionnels, il existe de plus en plus de concours de jeunes meneurs, preuve de l’engouement et de la tendance à prendre ce rôle de plus en plus au sérieux et de le faire évoluer par le haut à l’exemple de cette formation du week-end dernier. “C’est l’avenir de nos exploitations que l’on prépare un peu aussi par cette démarche”, retient également Anaïs Velay.
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Lors de la première journée, il était donc question du lavage : la qualité du savonnage et le rinçage conditionnent beaucoup le travail de tonte. Pour le clipage, le matériel, tondeuses en particulier, doit être de qualité et adapté aux différentes interventions. Il était question du sens de la tonte, du haut vers le bas de l’animal, de celui du séchage et de la longueur du poil, plus longue pour les génisses que pour les vaches. Il faut savoir cacher un défaut et pas l’inverse par un coup de ciseaux maladroit. Le paillage sera aussi important pour le bien-être de l’animal dans un moment de stress lié à la foule et au bruit et pour que la toison parfaitement soignée ne se souille pas avant de rejoindre le ring. “Je voulais apprendre un peu plus pour m’améliorer surtout sur le lavage”, explique Mathis, 13 ans. Pour Lilian, lui aussi habitué des compétitions, “il est important de passer du temps sur les différentes étapes, en particulier celle de la tonte”. Pour la présentation, la formation a mis en évidence les exigences du placement du meneur par rapport à l’animal, le lien à créer du regard avec le juge tout en gardant un œil sur l’animal, la déambulation sur le ring au milieu des autres, ou encore, le placement des pattes. “Le meneur doit toujours être à l’écoute du juge et répondre à ses ordres”, conseille Thierry Gauthier.
Palmarès
Dimanche, les jeunes meneurs étaient jugés par leurs pairs, histoire de les mettre réellement en condition et de préfigurer ce qui sera leur avenir à ce poste clé sur les concours. Section 1 : 1. Mathis Tropenat ; 2. Jules Gravejat ; 3. Mélissa Faille-Cologon. Section 2 : 1. Lilian Besson 2. Adam Albaret ; 3. Éloïse Mallet. Section 3 : 1. Robin Fayon ; 2. Anaïs Gamblin ; 3. Clara Baduel. Section 4 : 1. Annaelle Mallet ; 2. Loïc Patient ; 3. Nicolas Salat. Champion meneur : Mathis Tropenat. Champion réserve meneur : Lilian Besson. Mention honorable meneur : Adam Albaret.